Meeting à la Coupole Discours intégral du candidat Bouteflika

Publié le par Alliance ANR - UDR

ABDELAZIZ BOUTEFLIKA
A L’OCCASION DE LA CLÔTURE DE SA CAMPAGNE
POUR L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 9 AVRIL 2009

Mesdames et Messieurs,

Nous voilà au terme d’une campagne électorale qui s’est révélée fructueuse et saine pour la pratique démocratique et qui nous a offert l’occasion de nous adresser directement à notre valeureux peuple,

dans la majorité des wilayas de notre Grand Pays.

Je tiens ici à rendre hommage à nos concitoyens pour toutes les marques de confiance et de soutien qu’ils m’ont témoignées et à leur attachement aux valeurs de paix et de réconciliation. Ces marques d’estime constituent pour moi une source de réconfort et un encouragement à poursuivre dans cette voie pour le bien de tous.

Je veux également exprimer mes vifs remerciements et toute ma gratitude à tous ceux qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour m’accompagner durant ces dernières semaines, qu’il s’agisse des partis de l’Alliance, des organisations nationales, socioprofessionnelles, des représentants de la société civile, tout comme les citoyens qui ont spontanément offert de contribuer à la réussite de ce rendez-vous électoral. 

Il était primordial pour moi, durant cette campagne, d’exposer le bilan des mandats que le peuple m’a confiés ainsi que le programme que je me propose de mettre en œuvre dans les cinq prochaines années

si le peuple algérien me renouvelle sa confiance.

Il était tout aussi indispensable pour moi de montrer la nécessité de poursuivre et de consolider l’œuvre de reconstruction entamée depuis dix ans, pour en préserver la cohérence, la logique d’ensemble, avec pour but ultime, de mettre notre pays définitivement à l’abri des vicissitudes et des retournements de conjoncture toujours possibles, dans un monde de plus en plus interdépendant et qui charrie de nouveaux périls pour les nations les plus fragiles.

Aujourd’hui, la campagne laisse place à l’ultime réflexion. Avant de vous prononcer souverainement, je souhaiterais profiter de cette tribune privilégiée pour m’adresser encore une

fois et en toute franchise à vous et à tous nos concitoyens.

Mesdames et Messieurs,

Grâce à Dieu, notre pays revient de loin.

La grave crise qui a failli emporter les fondements de notre jeune Etat, a constitué un révélateur, certes brutal, des effets d’une succession d’erreurs, notamment en matière de choix stratégiques. Les carences en matière de gouvernance et d’éthique de gouvernement, d’options socio-économiques insuffisamment maturées et d’une coupure de la classe dirigeante du champ social y ont aussi concouru.

Outre les horreurs indicibles infligées à la population par le terrorisme, cette tragédie a presque conduit à une faillite de notre économie, à un étiolement du tissu social, à une propagation de pratiques malsaines et de dérives de toutes sortes ainsi qu’à l’affaissement du sens patriotique et de la primauté de l’intérêt général.

En de pareilles circonstances, il est utile de nous interroger sur les causes du mal profond qui a rongé notre pays pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Car, ne l’oublions pas, pour glorieuse qu’elle fut, notre Révolution ne nous prémunit pas définitivement des vicissitudes de la vie. Chaque jour que Dieu fait, il nous appartient d’être à la hauteur de la Grandeur de cette Révolution, et de faire en sorte que le rêve qu’elle a nourri

ne soit pas brisé pour les jeunes générations.

Face à une crise multiforme, il était nécessaire d’apporter une réponse

globale, progressive, planifiée, inscrite dans la durée.

Chacun comprendra qu’il était illusoire de concentrer nos efforts sur l’édification de notre pays, en laissant se perpétuer une situation d’insécurité et de subversion qui gangrène la cohésion sociale

et installe une défiance permanente.

Il aurait été tout aussi impensable de différer la restauration de la confiance, la crédibilité et la légitimité de nos institutions et la modernisation de la gouvernance.

Comme on ne peut pas en même temps reporter la mise en place d’une base économique solide, l’application du projet démocratique, tout en répondant aux exigences d’une vie décente et moderne. 

Il s’agit là d’un projet de société global, de longue haleine. S’il ne prétend pas réinventer le monde, il nécessite l’adhésion du plus grand nombre, pour réunir les conditions objectives de son aboutissement.

Mesdames et Messieurs,

J’ai mené de front toutes ces actions dans un contexte qui n’a pas toujours été des plus aisés, loin s’en faut, et j’ai consacré mes efforts à améliorer la perception de l’Algérie dans le monde.

Mais j’ai toujours placé au premier rang de mes préoccupations, le rétablissement de la paix sociale et la sécurité dans tout le pays. J’ai pu mesurer ces dernières semaines, les retombées positives de la réconciliation nationale et la perception qu’en ont nos concitoyens. Au demeurant, la majorité écrasante de notre population l’a adoptée, pour ouvrir largement la porte à ceux qui ont décidé de revenir à la raison et réintégrer les rangs de leur peuple, dans la dignité et dans le respect de leurs droits de citoyens à part entière. Cette volonté nationale exprimée par voie référendaire, a triomphé des hésitations manifestées çà et là, et m'a permis de mettre en application cette politique de réconciliation, dans le cadre des attributions qui découlent du mandat que le peuple m'a confié. Les dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale ont déjà connu une très large mise en œuvre, rétablissant la concorde dans les cœurs et écartant tout risque d'exclusion des familles éplorées par la tragédie nationale.

Je continue à considérer que la restauration de la paix civile est une priorité nationale, tant que subsisteront ces foyers de tension et ces poches de subversion.

Je privilégie cette démarche parce que notre peuple a trop souffert, et que nous devons tout mettre en œuvre pour lui épargner d’autres souffrances, et permettre à notre pays de se reconstruire et prospérer. Mais nous n’abdiquerons pas face à ceux qui persistent dans la voie de la terreur et de la dévastation.

Le courage, les sacrifices et la détermination des forces de sécurité et à leur tête l’Armée Nationale de Libération, viendront à bout de ces groupes terroristes qui ne saisiront l’opportunité

qui leur donné de reprendre leur place dans notre société.

Les limites de la magnanimité de l’Etat ont été précisées et s’il se révèle nécessaire de franchir un nouveau cap,

il faudra mûrir cette nouvelle démarche et dégager un consensus national à son sujet. 

Dans tous les cas, les conditions d’une éventuelle amnistie générale au profit de ceux qui persistent dans la voie de la violence, ne saurait intervenir sans la reddition définitive et complète des derniers groupes terroristes qui sévissent encore, et ne peut se faire sans prendre en considération la volonté et la dignité du peuple, tout comme elle ne peut se concevoir aux dépens de l’intérêt du pays. Cela suppose également la participation et l’implication de l’ensemble des Algériens, quelles que soient leurs opinions ou leur tendances politiques.

C'est à cette condition et à cette condition seulement que les cœurs s’apaiseraient et laisseraient place à la clémence puis à une éventuelle amnistie.

Mesdames et Messieurs,

Cette crise et cette tragédie nationale, n’ont pas seulement occasionné des pertes de dizaines de milliers de vies humaines et des dégâts matériels énormes. Leurs conséquences néfastes ont eu pour effet d’accroître la défiance des plus jeunes à l’égard de l’Etat, de favoriser la propagation de certaines pratiques malsaines des acteurs publics, à des niveaux divers, et l’intrusion de dogmes étrangers à notre tradition.

J’ai, à cet effet, souvent eu l’occasion de mettre en garde contre le délitement des valeurs fondamentales qui constituent le ciment de notre Nation.

Je m’empresse d’ajouter ici que l’enjeu est moins de mythifier ces valeurs, que de rendre notre jeunesse fière de son pays, et renforcer ainsi leur attachement à leur patrie. 

La révision de la Loi fondamentale permet de mettre à l’abri ces valeurs contre toutes sortes d’atteintes. Il est nécessaire de les inculquer aux jeunes générations, grâce, notamment, à la contribution du système d’enseignement dans tous ses paliers.

Il nous faudra imprégner l’enfance et la jeunesse des valeurs justes de l’Islam, de paix, de fraternité et de convivialité ; de notre histoire, de notre appartenance à la civilisation arabo-islamique, leur enseigner et leur inculquer, dès le plus jeune âge, le sens de la citoyenneté et de l’esprit civique ainsi que l’amour de la Patrie.

Il en sera de même pour Tamazight, langue nationale, et pour la dimension amazighe de notre identité nationale, qui est l’un des ciments de notre unité nationale.

La promotion de ces valeurs s’est également concrétisée par le lancement de chaînes thématiques sur le Saint Coran et tamazight, la création de diverses institutions et la formation des Imams.

Je sais bien que l’attachement et l’amour du pays, le respect de ces valeurs ne se décrète pas. Mais nous devons les encourager par des lois, des programmes d’enseignement et en donnant l’exemple

par nos pratiques de tous les jours.

La confiance envers l’Etat passe par l’accomplissement de ses devoirs multiples, mais aussi par la crédibilisation

et la légitimation des institutions et l’amélioration des politiques publiques.

Elle passe aussi par les réponses que l’Etat apporte aux multiples attentes des populations.

Mesdames et Messieurs,

Durant ces dix dernières années, j’ai eu à cœur de promouvoir un vaste mouvement de reconstruction orienté vers la satisfaction croissante des attentes et besoins socioéconomique de la population, et la reconstruction des infrastructures de base.

A ce titre, pas moins de 250 milliards de dollars ont été investis, dont près de 160 milliards de dollars d'investissements publics dans divers secteurs.

Cet imposant programme public de développement, soutenu par l'investissement privé national et le partenariat international, a permis d’engranger, tout au long de la décennie, une croissance moyenne hors hydrocarbures supérieure à 5 %, avec des pointes de plus de 6 % ces deux dernières années.

Le taux de chômage qui culminait à près de 30 % en 1999, a été divisé par trois grâce à la création de près de trois millions et demi d’emplois dans la fonction publique et le secteur économique y compris agricole. A cela, il y a lieu d'ajouter durant la même décennie, plus de 2,5 millions d'emplois créés

par les divers dispositifs de lutte contre le chômage.

Cet effort doit se poursuivre avec un budget public de 150 milliards de dollars, pour faire progresser la croissance économique, en investissant davantage de moyens dans la création de richesses hors hydrocarbures, laquelle s’accompagnera d’une offre plus intense d’emplois dans tous les secteurs d’activité.

Un autre défi est celui de créer 3 millions d’emplois au cours des cinq prochaines années grâce, notamment, aux programmes d'investissements publics, à la promotion de l'investissement économique dans tous les domaines, ainsi qu'aux dispositifs publics d'aide à l'emploi.

Il faudra en même temps veiller à maintenir et à renforcer la politique nationale de justice sociale et de solidarité nationale, notamment en faveur des couches les plus défavorisées de notre population,

tout en luttant contre les gaspillages.

Bien sûr, il nous faudra encore réaliser d’autres progrès en ce qui concerne le développement humain. Cet effort portera notamment sur la satisfaction de la demande en matière de logement, d’enseignement, de santé et différentes autres prestation attendues par les citoyens.

La crise de logement perd de son acuité de façon sensible. Plus d’un million et demi de logements ont été réalisés ces dix dernières années, dont près de 850.000 depuis janvier 2004 et 500.000 autres sont en actuellement en chantier. La durée d’attente pour un logement s’en trouve réduite et le taux d’occupation a été ramené à 5 personnes par logement. Pas moins de 10 millions de personnes ont trouvé à se loger.

Au cours des 5 prochaines années, nous tâcherons de résorber ou même d’éradiquer la crise du logement tout élargissant la perspective de faire accéder les citoyens à la propriété de leur propre habitation.

Nous nous proposons de livrer un million de logements pendant les cinq années à venir, tout en maintenant la réalisation de logements sociaux, le soutien au logement rural et l’encouragement de la promotion immobilière en faveur des promoteurs et des acquérants, y compris au bénéfice de la classe moyenne. 

J’engagerai les autorités compétentes à veiller davantage à la qualité de l’urbanisme, à l’éradication de l’habitat précaire ainsi qu’au ralentissement de l’exode rural.

Le programme que je propose en matière de formation prévoit de poursuivre le rythme de construction des écoles, des universités et des centres de formation professionnelle, tout en approfondissant la mise en application de la réforme et la modernisation de notre système national d'enseignement

ainsi que la promotion de la recherche scientifique. 

Un effort colossal a été consenti en faveur de l’éducation et l’enseignement à tous les niveaux. Plus de 6.500 écoles, collèges et lycées ont été construits.

Les efforts engagés dans le secteur névralgique de l’Education se poursuivront les cinq prochaines années, aussi bien en termes de renforcement des capacités d’accueil, que du perfectionnement du corps enseignant, la reforme des programmes éducatifs et l’adaptation des programmes aux besoins réels de l’économie.

Nous continuerons également à soutenir l’éducation des enfants des familles et des régions défavorisées et renforcer la lutte contre l’analphabétisme au sein de la population adulte.

L’enseignement supérieur et la recherche scientifique, qui constituent la clé de voûte du développement sur le moyen et long terme, reste au centre des efforts qualitatifs à engager. 

Ces 10 dernières années, ce secteur s’est enrichi de 191 établissements universitaires promus en nouvelles universités et près de 300.000 places d’hébergement au profit de l’université

qui dépasse désormais un million d’étudiants.

Pour les 5 prochaines années, nous nous efforcerons de réunir les conditions pédagogiques et sociales pour accueillir 2 millions d’étudiants à l’horizon 2015 et un budget pour la recherche scientifique

de 100 milliards DA pour les cinq années à venir.

Parallèlement, un schéma directeur unifié de la formation et de l’enseignement pour la prochaine décennie sera défini, la réforme universitaire parachevée. Nous continuerons à promouvoir les filières scientifiques et techniques, à généraliser l’enseignement des nouvelles technologies de l’information et à développer

des écoles spécialisées et facultés doctorales.

La santé publique bénéficiera également d’un effort exceptionnel. Pas moins de 20 milliards de dollars, soit l’équivalent de 1,5 milliard de dollars par an, sont programmés pour les 15 prochaines années.

Durant les cinq prochaines années, il nous faudra augmenter de moitié l’effectif du corps médical, renforcer les capacités hospitalières et développer la prévention et la médecine de proximité.

Durant cette période, de multiples infrastructures de santé publique ont été mise en service, dont 33 hôpitaux

et plus de 107 polycliniques et 207 centres de santé.

Les effectifs ont augmenté de 14.000 médecins généralistes et 9.000 spécialistes. La couverture médicale s’améliore, notamment dans les wilayas des Hauts plateaux.

L’espérance de vie ainsi que son indice ont connu une nette augmentation. Il en est de même

pour l’indice de pauvreté humaine.

Le renforcement et la préservation du système national de sécurité sociale a été effectif grâce, entre autres, à la mise en place du dispositif du « tiers payant », le relèvement des pensions et des allocations de plus de 1,5 millions pensionnés et d’allocataires ainsi que la création d’un Fonds national de réserves des retraites.

Nous comptons maintenir la prise en charge sanitaire des malades chroniques, des démunis et des citoyens à faibles revenus, y compris les retraités grâce à la progression des dispositifs de contractualisation que développe

le système national de sécurité sociale.

L’encouragement de la production locale des médicaments par l’instauration de l’obligation d’investir localement pour les distributeurs étrangers et par l’interdiction d’importation des médicaments dont la production locale couvre les besoins de la population, permettra de diminuer leur coût et de parvenir à un taux d’autosuffisance élevé.

Mesdames et Messieurs,

Tant pour l’usage domestique qu’agricole, l’indisponibilité de l’eau a été un mal chronique

de notre pays depuis de longues décennies.

Grâce aux énormes efforts consentis, nous sommes aujourd’hui sur le point de mettre fin aux pénuries. Pas moins de 39 nouveaux barrages et 463 retenues collinaires ont été construits en même temps qu’a été effectif le démarrage du programme de dessalement d’eau de mer.

Tout retard dans l’accès de tous les foyers à l’eau, le gaz et l’électricité est inacceptable.

Autre secteur stratégique, les infrastructures de transport ont également connu un essor exceptionnel.

Dans ce domaine, la réalisation la plus remarquable est sans conteste le chantier

de l’autoroute Est-Ouest de plus de 1200 km.

Mais des dizaines de milliers de kilomètres de routes ont été également créés ou aménagés, les voies de chemin de fer connaissent une profonde modernisation et ont vu la réalisation de plus de 1500 km de lignes nouvelles. De plus, une cinquantaine d’infrastructures aéroportuaires ont été modernisées ou construites.

Il en a été de même pour 97 infrastructures portuaires.

Si vous me renouvelez votre confiance, nous poursuivrons, durant les cinq prochaines années, la modernisation des réseaux routiers, autoroutiers, et ferroviaires de même que les transports publics seront réhabilités,

modernisés et renforcés dans chaque wilaya.

Mesdames et messieurs,

La construction d’une Algérie prospère passe indéniablement par la sécurité alimentaire.

Pour cela, il est nécessaire d’avoir une agriculture performante.

Je veillerai à la valorisation du potentiel de notre agriculture et un budget de 1.000 milliards DA

est prévu à cet effet durant les cinq ans à venir.

Divers dispositifs et des facilités financières ont été mis en œuvre en faveur du développement

des secteurs agricole et de la pêche.

Nous avons d’autre part procédé à l’effacement des dettes des agriculteurs, ce qui a représenté

une enveloppe de 41 milliards de DA.

Cet effort de reconstruction nationale s'est accompagné du souci constant de libérer notre pays de la dépendance financière envers l'étranger, et d'assainir en même temps les finances publiques.
L'endettement extérieur du pays a été ainsi ramené de plus de 29 milliards de dollars en 1999 à moins de 5 milliards de dollars actuellement, alors que la dette extérieure publique est inférieure à 500 millions de dollars. Parallèlement, nous avons pu accumuler des réserves de change qui totalisent aujourd'hui plus de 140 milliards de dollars, ce qui nous permet de faire face à la crise économique internationale, avec prudence certes, mais aussi sans crainte pour la poursuite de nos efforts de développement.

Nous avons toujours cherché à garantir la stabilité des capacités du budget public, ce qui se reflète aujourd'hui par une épargne de l'Etat de plus de 4.000 milliards de dinars dans le Fonds de régulation des recettes, alors que la dette publique intérieure a été ramenée de près de 1.800 milliards de dinars à près

de 700 milliards de dinars aujourd’hui. 

Mesdames et Messieurs,

Le spectre de la tragédie nationale est en train de s’éloigner, et grâce à la relance économique et sociale, nous devons maintenant franchir une étape nouvelle, tant en matière de Droits de l’Homme et de Bonne Gouvernance que pour l’élévation du niveau et de la qualité de vie des citoyens.

J’entends promouvoir et garantir les libertés démocratiques et les droits de l’Homme, consolider le pluralisme politique, soutenir la participation citoyenne, et améliorer la gouvernance.

Je renouvelle ici devant vous, mon hommage particulier au rôle de l’Armée Nationale Populaire qui a su préserver le caractère républicain de notre Etat et notre unité territoriale contre les agressions que nous avons subies.

Je dis toute ma fierté et notre reconnaissance à l’ANP, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, qui a payé un lourd tribut dans sa lutte implacable contre le terrorisme antiterroriste et qui a été présente

à chaque grande échéance nationale.

Afin que l’armée demeure républicaine, au service des intérêts stratégiques suprêmes de l’Etat et du peuple et afin de la protéger contre les aléas de la politique, nous poursuivrons notre démarche de professionnalisation

et de modernisation de l’Armée Nationale Populaire.

J’aimerai également, en dehors de toute considération électoraliste, rendre un vibrant hommage à la femme algérienne pour le rôle qu’elle a historiquement joué, hier dans la résistance contre l’occupation et aujourd’hui en préservant la famille des dérives obscurantistes et en sauvegardant nos valeurs fondamentales.

Aujourd’hui, elle a sa place dans tous les domaines de la vie publique et professionnelle.

Mais cela reste insuffisant. Je continuerai, si je suis réélu, à promouvoir la place de la Femme dans la vie politique et à lutter contre toute forme de discrimination et d’injustice à son encontre. A cette fin, la Loi organique portant code électoral devra être révisée, avec le concours des partis et de la société civile,

notamment des organisations féminines.

Je ferai également en sorte d’encourager l’accès des femmes aux Hautes responsabilités et je veillerai à la scrupuleuse application des textes qui garantissent la protection de la femme et de l’enfance.

Le Conseil National de la famille et de la femme ainsi qu’un Observatoire de l’emploi féminin, assisteront aussi les pouvoirs publics dans la concrétisation de ce choix.

Je rappelle que l’amendement du Code de la nationalité a consacré l’égalité des droits de la mère et du père en matière de transmission de la nationalité algérienne aux enfants.

La liberté de la presse, de son côté, sera protégée dans le cadre de la loi. La presse bénéficiera du soutien de l’Etat et le Code de l’information sera révisé en concertation avec la corporation des médias.

En ce qui concerne notre gouvernance, des progrès sont attestés par des organisations internationales, mais nous savons que les citoyens attendent d’autres améliorations du service public. Nous oeuvrerons à l’élimination des pratiques bureaucratiques, au respect des droits et des libertés des citoyens, ainsi qu’au renforcement de la transparence et de l’efficacité dans l’environnement économique.

Le renforcement de la bonne gouvernance comprendra le parachèvement

de la réforme de l’administration territoriale.

Le nouveau découpage territorial sera finalisé de façon à rapprocher l’administration des citoyens et à rendre les services publics à la portée des usagers.

Ce processus sera entamé, dans un premier stade, par la création de nouvelles wilayas déléguées et la mise en place progressive de l’ensemble de leurs structures.

La réforme de l’administration territoriale se poursuivra. Elle s’appuiera sur une modernisation véritable des moyens, des méthodes et surtout sur un perfectionnement permanent des personnels. L’encadrement sera étoffé par un recours plus prononcé aux qualifications et aux compétences.

Le projet de gouvernance électronique sera opérationnel durant les cinq prochaines années. Il va contribuer à la réduction des charges bureaucratiques qui pénalisent le citoyen.

Toutes ces mutations dans l’administration territoriale vont accompagner la révision des codes de la commune et de la wilaya qui vise à responsabiliser les collectivités locales dans la participation des citoyens, la prise en charge des attentes de la population et le développement local.

Mesdames et Messieurs,

Les réalisations de ces dix dernières années permettent l’espoir en l’avenir. Elles ouvrent de nouvelles perspectives, pour peu que toutes les bonnes volontés s’engagent autour des ces objectifs

fondamentaux, au-delà des divergences partisanes.

Il ne s’agit pas là d’un catalogue de promesses électorales, mais bien d’un approfondissement d’un processus entamé depuis une dizaine d’année, avec des résultats tangibles, et un contenu perceptible. 

Parce qu’il ne suffit pas de le vouloir, le progrès ne peut se concrétiser sans une action fondée sur une stratégie dont il faudrait déterminer les étapes et les conditions objectives.

Si elles assurent l’épanouissement de l’individu, la réunion de ces conditions sociales et politiques, ne constitue pas pour autant une fin en soi. L’Algérien de demain, libéré de ces contingences matérielles, vivant en harmonie avec les siens, réconcilié avec son pays et en phase avec ses valeurs authentiques sera à même de rebâtir un pays à la mesure de ses aspirations et rattraper son retard par rapport au reste du monde qui avance. 

Je vous remercie

Abdelaziz Bouteflika 

Source : http://www.bouteflika2009.com/fr/content/view/360/77/


Publié dans Campagne Eléctorale

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