Algérie : un grand potentiel économique et un poids politique certain

Publié le par Alliance ANR - UDR

La chancelière de la République Fédérale d’Allemagne, Mme Angela Merkel a achevé sa visite à Alger, au mois de juillet dernier, sur un double constat : l’Algérie est le plus grand pays du Maghreb avec un très grand potentiel économique et, sur sa lancée, a souligné  l’importance de son poids politique.

Sans doute, c’est là le rappel d’une réalité que les partenaires de l’Algérie ont pu découvrir ces dernières années. Cette appréciation nous la devons aux grandes mutations qu’a connues l’Algérie depuis 1999 date d’arrivée du Président Bouteflika à la tête de l’Etat.


LA PAIX D’ABORD

En effet le Président Bouteflika a ouvert très rapidement des perspectives politiques nouvelles  au pays. Convaincu que le pays ne pouvait s’engager sur la voie du redressement économique sans le rétablissement de la paix et de la sécurité, l’homme s’est très vite attelé à réunir les conditions nécessaires à l’éradication  du terrorisme. La crise profonde qui agitait le pays ne pouvait être dépassée par le seul traitement sécuritaire du phénomène terroriste même si celui-ci a été circonscrit au prix de lourds sacrifices et d’efforts inlassables d’adaptation  consentis par les forces de sécurité. Le Président Bouteflika, passera très vite à la vitesse supérieure, en prônant la réconciliation nationale, objectif qu’il matérialisera à travers  la charte portant  paix et réconciliation nationale, soumise après son adoption par les deux chambres du Parlement à un référendum populaire. Partie intégrante du dispositif de lutte anti-terroriste, cette ouverture politique donnera rapidement des résultats probants sur le terrain. Elle réduira de manière substantielle le niveau et l’intensité du terrorisme.

On assistera  dans les mois qui suivront sa mise en application à la reddition de nombreux groupes terroristes qui ont choisi de déposer les armes pour réintégrer la société. La stabilisation du front sécuritaire  replacera le pays au centre des intérêts des opérateurs économiques internationaux.

Cette œuvre de réconciliation nationale ne s’est pas limitée au seul traitement du terrorisme et de ses retombées négatives sur le pays. L’action du Président Bouteflika est allée au-delà pour dénouer les fils de la crise identitaire en rétablissant ce que les spécialistes qualifient de  « continuum historique ». C’est à son initiative que des figures emblématiques de l’histoire contemporaine et lointaine de l’Algérie ont été réhabilitées tels Saint Augustin ou plus prés de nous Messali El Hadj un des ténors du nationalisme algérien de  l’entre deux guerres.  En assumant  son patrimoine historique dans sa diversité l’Algérie se réapproprie son identité plurielle  et revendique sa place et son rôle dans le rayonnement de la civilisation  universelle.

L’Algérie est redevenue progressivement une destination fréquentable pour des opérateurs à l’affût d’opportunités d’affaires.

L’économie algérienne de par son potentiel et à l’ombre d’une sécurité retrouvée ne pouvait laisser indifférents les milieux d’affaires qui étaient de plus en plus nombreux à prendre le chemin d’Alger.

RETOUR DANS LE CONCERT DES NATIONS

Ce redéploiement sur le front sécuritaire s’est accompagné d’un autre redéploiement encore plus spectaculaire sur le plan international.  Marginalisée durant plus d’une décennie, l’Algérie a retrouvé avec le Président Bouteflika sa place dans le concert des Nations. Vieux routier des relations internationales, il a mis à profit le Sommet de l’OUA d’Alger de juillet 1999, pour repositionner l’Algérie sur le continent et réaffirmer son rôle de leader et de porte drapeau de ses aspirations au développement et à la démocratie.

Le Sommet d’Alger marquera un tournant dans la  vie de l’Organisation panafricaine. En effet c’est sous la houlette du Président Bouteflika que l’Organisation adoptera la fameuse résolution142 qui condamne tout changement politique par des voies autres que constitutionnelles. L’Afrique, désormais majeure, s’est inscrite dans une ère nouvelle celle de l’édification et de la consolidation de système politique fondé sur la démocratie, le pluralisme et le respect des Droits de l’homme bref la promotion de l’Etat de droit. S’en suivra immédiatement une réflexion sérieuse sur la problématique du développement économique en Afrique qui débouchera, dans les mois qui suivirent le Sommet d’Alger, à la formulation du Nouveau Partenariat  Economique pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) : un diagnostic sans complaisance de la situation économique du continent et une formulation réaliste des conditions de la relance du développement sur des bases durables. L’Afrique, comptant d’abord sur ses propres forces, plaide pour un partenariat axé, en priorité, sur le développement humain et celui des infrastructures afin de pouvoir valoriser les richesses du continent. Le Président Bouteflika initiateur de cette nouvelle stratégie avec ses homologues sud-africain et nigérian, se fera un avocat infatigable auprès des puissants de ce monde. La justesse du diagnostic et le réalisme des solutions proposées assurent au partenariat projeté, crédibilité et audience au sein du G8 et d’autres partenaires comme la Chine, le Japon, l’Inde, le Brésil   et la  Turquie.

Des projets structurants sont inscrits au programme, susceptibles de transformer, sur le cours terme, l’environnement immédiat et d’ouvrir des perspectives jusque là insoupçonnées pour le développement. C’est le cas pour le gazoduc destiné à connecter les réseaux Algérien et Nigérian, et le parachèvement de la transsaharienne un véritable maillage qui reliera Alger à Lagos avec des connexions sur tous les pays du sahel.

L’action du Président Bouteflika sera également soutenue et suivie au sein des autres aires d’appartenance de l’Algérie. Au Maghreb cette action s’orientera vers la relance du processus d’édification de l’Union sur des bases nouvelles plus à même de favoriser la prise en charge des préoccupations  et intérêts économiques des pays membres. C’est ainsi que l’Algérie proposera la mise en œuvre de politiques communes autour des grandes problématiques du développement comme la gestion de l’eau ou celles des infrastructures.

Cette approche réaliste et pragmatique qui s’inspire de l’expérience des pays européens, s’est heurtée à l’attitude adoptée par le Maroc qui a fait de la reconnaissance de son fait accompli colonial au Sahara Occidental un préalable à la relance du processus d’intégration maghrébine. Et celà au mépris de la légalité internationale qui fonde le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Dans la région de la méditerranée, l’Algérie s’investira à redynamiser les cadres de coopération existants pour en faire de véritables outils pour le développement économique et la prospérité partagée.  Force de proposition, elle se fera un avocat inlassable pour la mise en place de mécanismes susceptibles d’aider à la relance du développement économique dans les pays qui composent la rive Sud.

Ce que, ni le processus de Barcelone initié depuis plus de dix ans ni le cadre des
 5 + 5 en méditerranée occidentale n’ont encore réussi à mettre sur rails.

Les dividendes pour l’ensemble méditerranéen en termes de création de richesses et de sécurité ne sont pourtant plus à démontrer. Cette même approche sera défendue au cours des discussions qui ont accompagné le lancement du projet portant Union pour la Méditerranée, en juillet dernier. Dans l’optique algérienne développement et sécurité sont indissociables, dans la conduite et la réussite de ce projet ambitieux  et généreux qui, pour exister, doit pouvoir « marcher sur ses deux jambes ».

Cette présence active sur le terrain de la coopération multilatérale s’est accompagnée d’une autre activité, non moins vitale et importante pour le pays, en direction des partenaires de l’Algérie, à  travers le monde, pour élargir et intensifier la coopération. Il fallait non seulement briser l’isolement dans lequel s’est trouvée confinée l’Algérie mais aussi trouver des partenaires susceptibles d’accompagner le pays dans la mise en œuvre de ses réformes et la relance de son économie.

Cette action internationale n’a pu générer des retombés positives sur l’image du pays et ce faisant le crédibiliser comme partenaire que parce qu’elle s’est déployée de pair avec la mise en place de projets économiques structurants dont la finalité est de rattraper le retard accumulé et de favoriser une relance de l’économie nationale. Des réformes globales touchant pratiquement à tous secteurs de la vie économique et sociale ont été également initiées : Réforme de l’Etat, de la justice, de l’éducation. L’Algérie s’est transformée en un gigantesque chantier dont on ne mesurera pas toujours, à sa juste valeur, les effets entraînants.


COMPTER SUR SOI D’ABORD

Le terrorisme ravageur qui a frappé de plein fouet l’Algérie, au début des années 90, a hypothéqué dangereusement l’économie du pays, déjà affaiblie par une politique de tâtonnements qui s’est étalée sur presque une décennie. Celle-ci outre le désinvestissement qui l’avait caractérisée a inscrit le pays dans une spirale d’endettement qui l’avait conduit à la limite de la cessation de paiement.

En 1994, le seul service de la dette avait atteint 93,4% du volume global des recettes d’exportation. Entre 1988 et 1993 le pays a utilisé près de 75% de la valeur de ses exportations au paiement du service de la dette. C’est dire l’impasse totale pour une économie qui n’était plus capable de faire face aux besoins, sans cesse grandissants, de la société en matière de création d’emploi et de richesses à partager. Le rééchelonnement de la dette,  au courant de l’année 1994, offrira, certes, une bouffée d’oxygène à une économie au bord de l’asphyxie. Cependant le réajustement structurel qui l’accompagnera se soldera par un coût social exorbitant : réduction d’effectifs, fermeture d’entreprises , des pertes d’emplois et une  baisse du pouvoir d’achat considérables.  Cette marge de manœuvre, même réduite, sera mise à profit pour relancer l’économie nationale à travers des plans de développement qui prendront des contours plus importants à partir de l’année 2001.

L’augmentation des recettes des hydrocarbures offre au pays des ressources financières importantes qui seront allouées au financement de projets économiques d’envergure. Objectif : relancer l’activité économique sur une large échelle pour assurer au pays les conditions d’un développement économique durable et ce faisant résorber le retard accumulé et satisfaire les besoins immenses de la population dans des domaines aussi variés que l’emploi, le logement, l’éducation/formation, la santé, l’accès à l’eau et à l’énergie…..etc.

L’année 2001 verra le lancement du premier plan portant programme de soutien à la relance économique, à court et moyen terme (2001-2004) doté d’une enveloppe financière de 525 milliards de dinars. Ce plan avait pour lignes directrices  la dynamisation des activités productrices agricoles, le renforcement des services publics dans le domaine de l’hydraulique et des transports, des infrastructures, de l’amélioration du cadre de vie, du développement local et des ressources humaines enfin le soutien aux réformes institutionnelles

et l’appui aux entreprises.

Il sera conforté dès sa première année par le plan sud initié par le Président Bouteflika pour compléter les actions engagées en 1995 à travers des plans additionnels de développement dont l’enveloppe financière avoisine les 13 milliards de dinars.

Un nouveau programme de développement 2005-2009, incluant « le programme complémentaire de soutien à la croissance » (PCSC) et des programmes spéciaux de développement des régions du « Sud » et des « Hauts plateaux » a été lancé pour la poursuite du développement des infrastructures et la satisfaction des besoins sociaux pour un montant global de 1700 milliards de dinars.

Ces différents plans transforment le paysage économique algérien en un vaste chantier. Ils auront très vite un impact sur la vie de tous les jours, des citoyens en termes d’accès à l’eau , l’énergie, la santé, l’éducation, l’habitat, le transport (voir encadrés).


L’effort portera également sur le paiement anticipé de la dette extérieure. Cette décision du Président Bouteflika se révèlera, trois années plus tard, d’une grande portée stratégique. La dette publique externe qui avait atteint le pic de 33 milliards de dollars en 1997 et qui se situait encore à la fin 2004, au niveau de 21 milliards de dollars n’est plus aujourd’hui que de 460 millions de dollars. Grâce à cet effort l’économie algérienne a pu éviter de subir de plein fouet les répercussions de la crise financière qui a ébranlé le monde et qui tend

à gagner la sphère de l’économie réelle.

L’effort de désendettement extérieur s’est accompagné aussi du remboursement de la dette intérieure dans une proportion qui atteint les 60%.

L’Algérie s’est aménagé ainsi un espace qui lui permet de gérer son économie sur le court et moyen terme, à tout le moins, sans avoir à sacrifier ou à restructurer les projets déjà planifiés.

Cette anticipation s’avèrera également judicieuse sur le plan de l’investissement à travers, précisément la réhabilitation du rôle de l’Etat dans la conduite du développement économique. La crise actuelle a amené les pays les plus orthodoxes en matière de gestion économique, à intervenir directement pour rétablir les équilibres que le seul jeu du marché s’est avéré incapable d’assurer.

Cette approche économique qui fait de l’effort national la colonne vertébrale du développement ne néglige pas pour autant l’apport de l’investissement étranger. Ce dernier a d’ailleurs été recadré afin qu’il s’insère dans les priorités définies par le Gouvernement pour répondre aux besoins du développement. Ce que certains analystes ont qualifié de « patriotisme économique » n’est, dans les faits, qu’une appréciation plus réaliste du rôle de l’Etat dans la régulation de l’économie à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un pays engagé dans une entreprise de restructuration/développement de son économie nationale.

La politique économique décidée par le Président Bouteflika et mise en œuvre par le Gouvernement a permis à l’Algérie, au cours de ces dix dernières années, de consolider et d’élargir les bases de son développement et ce faisant d’améliorer sensiblement le niveau de vie des populations.

Cet effort colossal, appelé à se poursuivre,  permettra au pays de relancer et d’entretenir son développement  .L’enjeu est plus que jamais  de soustraire  le pays de la dépendance des hydrocarbures en favorisant la création de la richesse à travers les différents secteurs de l’activité économique. Un pari que l’Algérie peut gagner  pour peu que le débat s’oriente résolument vers les préoccupations fondamentales de la société afin de favoriser la mobilisation autour des vrais défis que le pays se doit de relever.

La démocratie est aussi  à ce prix.   

Les réalisations et des acquis

Si on se réfère aux objectifs du millénaire, définis par les Nations Unies, on constate que nombre d’entre eux ont été atteints par l’Algérie.

Le pays  a connu, au cours de la dernière décennie, un recul prononcé de la pauvreté. Si l’on utilise le seuil de 2 dollars/jour, la proportion des pauvres a diminué de près de moitié entre 2000-2004 passant de 12,1% à 6,8%.
Au Maroc, à titre de comparaison, et pour une population sensiblement la même cette diminution a été beaucoup plus faible. De 1985 à 2004 la pauvreté absolue est passée de 12,5% à 7,7%, la pauvreté relative de 21% à 14,2% et la vulnérabilité de 24,1% à 17,3%.

En matière d’accès à l’eau, 95% de la population est aujourd’hui raccordé à l’eau potable et 86% au réseau d’assainissement. Le Maroc arrive à peine à 70% pour l’eau potable, avec 30% seulement en milieu rural. Le stockage de l’eau a connu une progression rapide passant de 2,2 millions de m3/an en 2000 à 7,8 millions m3/an en 2009, rattrapant ainsi une partie du  retard cumulé. La progression au Maroc a été, sur une période beaucoup plus importante  soit de 1967 à 2004, de 2,3 millions de m3/an à 16 millions de m3/an.

Dans le domaine de l’éducation, tous paliers confondus l’Algérie compte plus de 9 millions d’inscrits. La proportion des filles, sensiblement la même que les garçons au premier pallier ,

dépasse les 50% à partir du secondaire.

La réduction du taux d’analphabétisme a connu des progrès significatifs. Le taux par rapport à la population globale se situe autour de 17%.
Au Maroc, toujours à titre de comparaison, le nombre total des inscrits se situe à moins de 7 millions tandis que le taux d’analphabétisme dépasse très largement les 40%. Ce taux et encore plus élevée parmi les femmes.

L’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication a connu, par ailleurs, une accélération remarquable. Prés de 28 millions d’algériens disposent aujourd’hui d’un téléphone mobile tandis que le chiffre des internautes qui était de 10 000 en 1999, a dépassé les cinq millions

et est appelé à progresser très rapidement sur le court terme.

Au Maroc le nombre d’abonnés au téléphone mobile avoisine les 20 millions

et celui des internautes est autour de 4 millions.

Dans le domaine de la santé on a assisté depuis le début de l’année 2000 à une croissance exponentielle  dans la mise en place des infrastructures. L’augmentation enregistrée au cours de cette décennie équivaut à tout ce que le pays a réalisé depuis l’indépendance en hôpitaux. Pour la seule période 2005-2009 le secteur a bénéficié d’une enveloppe financière de l’ordre de 244 milliards de dinars pour la réalisation de plus de 800 structures de santé dont plus de 350 hôpitaux toutes capacités et spécialités confondues.

Cette progression est allée de pair avec celle de l’encadrement qui a enregistré un taux de croissance de près de 70%.  On est passé ainsi de 21000 praticiens (dont 4000 spécialistes) en 1999 à 35000 praticiens

(dont 13000 spécialistes) en 2007.

On dénombrait en 2007, 240 hôpitaux du secteur public, 13 centres hospitalo-universitaire (CHU) et 54 établissements hospitaliers spécialisés (EHS). Le ratio population/médecin était de 01 médecin généraliste pour 1373 habitants et de 01 médecin spécialiste pour 2081 habitants.

Au Maroc ce ratio est de 01 médecin pour 1822 habitants tandis que le nombre d’hôpitaux est de 133.

En matière d’habitat, le parc national a enregistré un accroissement de près de 34,29% durant la période 1999 à 2008 soit près de 1.723.000 financés directement ou en partie par l’Etat. La moyenne au Maroc est aux  alentours de 110.000 logements par an durant la période allant de 1982 à 2004.

L’électrification en Algérie a atteint le seuil de 98% alors qu’au Maroc elle arrive à peine à 70%. Pour le gaz de ville près de 60% sont aujourd’hui raccordées. On relèvera que le Maroc  reçoit une redevance de transit sur le gazoduc qui dessert l’Espagne et le Portugal de 800 millions de m3 qu’il  utilise en partie pour la production de l’électricité ; l’Algérie lui fournissant déjà une partie de sa consommation électrique.

Au chapitre des infrastructures, avec le lancement des travaux de l’autoroute Est-Ouest, l’Algérie a inauguré le plus grand chantier de ces dernières années dans la région de la méditerranée. Ce sont 1216 kms auxquels viendront  s’ajouter, selon le schéma directeur 2005/2025,  2763 Kms de liaisons autoroutières desservant 34 wilayas et les 1300 Kms de la rocade des hauts plateaux.

Le patrimoine actuel est de 110.000 Kms l’un des plus importants en Afrique et au Maghreb. Au Maroc le réseau routier jugé d’assez bonne qualité ne dépasse guère les 65000 Kms.

SANTE

- Pour la seule période 2005-2009, le secteur de la santé a bénéficié de 244 milliards DA d’investissements publics pour la réalisation d’un total de près de 800 infrastructures dont 20 hôpitaux de 200 lits, 70 autres de moins de 200 lits, 260 hôpitaux et centres spécialisés. 133 polycliniques et 214 centres de santé. Sur cet ensemble 152 réalisations ont déjà été achevées, près de 400 en cours de réalisation, plus de 200 centres, récemment inscrits, sont en voie de lancement.

- L’espérance de vie à la naissance est passée de 45 ans en 1962 à 75.7 ans en 2008.

- Le corps médical a connu un accroissement de près de 70% durant cette décennie dans les structures publiques passants de 21 000 praticiens (dont 4000 spécialistes) en 1999 à 35 000 praticiens (dont 13 000 spécialistes) en 2007.

- Pour les Wilayas les moins couvertes, le nombre de médecins spécialistes en 2007 a atteint 2174 pour les wilayas des hauts plateaux et 1000 pour celles du Sud.

- Le nombre de lits d’hôpitaux publics a sensiblement augmenté passant de 54 000 en 1999

à près de 68 000 en 2008.

FORMATION PROFESSIONNELLE

- La réforme de la formation et de l’enseignement professionnels a été accompagnée par un importent effort financier de I’Etat, les crédits annuels d’équipement qui étalent de l’ordre de 4 milliards DA en 1999 atteindront 23 milliards DA en 2009.

- Le nombre des établissements de formation est passé de 492 en 1999 à 1035 cette année, il sera bientôt encore renforcé par 116 autres établissements en cours de réalisation.

- Les capacités d’hébergement des stagiaires sont passées de 29 000 lits en1999 à 45 000 lits cette année.

- Le nombre des enseignants est passé de 9150 en 1999, à près de l3 400 cette année,

soit une augmentation de plus de 46 %,

- Le nombre des stagiaires annuellement accueillis, a plus que doublé, passant de 270 000 en 1999 à plus de 650 000 pour la rentrée de cette année,

- Le nombre annuel de diplômés a évolué de 86.400 en 1999, à 172 100 lors de l’année pédagogique 2007-2008, soit une augmentation de 88%,

- Le budget de fonctionnement du secteur, est passé de prés de 8 milliards DA en 1999 à 26 milliards DA inscrits pour l’année 2009,

- un enseignement aménagé est dispensé aux femmes en milieu rural et a


RECHERCHE SCIENTIFIQUE

- les efforts entrepris pour structurer le secteur de la recherche et favoriser son développement ont été couronnés par la promulgation de la Loi 98-11, portant Loi d’orientation et de Programme à projection Quinquennale sur la Recherche Scientifique et le Développement Technologique (1998-2002).

- La mise en oeuvre des dispositions de cette loi programme a également permis l’élaboration et la mise en oeuvre de vingt sept (27) Programmes Nationaux de Recherche, l’agrément et le financement de 5244 projets de recherche et l’exécution de 217 projets de recherche dans le cadre de conventions et accords internationaux, la mise en place de vingt et un (21) Comités sectoriels, l’agrément de six cent quatre vingt (680) laboratoires de recherche et l’élévation de dix neuf (19) centres et Instituts de recherche au statut d’EPST.

- Au plan de la ressource humaine, II y a lieu de mentionner la mobilisation de plus de quinze mille (15000) enseignants chercheurs, 2000 chercheurs permanents, en plus de l’implication de la communauté scientifique algérienne établie à l’étranger, dans les activités de recherche et dans

les conseils scientifiques des centres de recherche.

- Les efforts consentis par I’Etat, en termes de financement de la recherche scientifique et du développement technologique, ont atteint pour la période (1998-2007) plus de 34 milliards de DA.

- la recherche scientifique bénéficiera durant les cinq prochaines années, d’une dotation budgétaire globale d’un minimum de 100 milliards

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

- la réforme universitaire, mise en oeuvre il y a bientôt 5 ans, a largement progressé en matière d’application du nouveau système “Licence, Master, Doctorat” (LMD), d’instauration de nouvelles pratiques pédagogiques, ainsi que de mise en place de programmes de formation adaptés aux besoins du pays.

- 49 universités et centres universitaires dispensent effectivement le nouveau système LMD dans 13 domaines de formation couvrant 1201 licences dont 946 licences académiques et 255 licences professionnalisantes.

- L’introduction du second cycle, quatre années après le lancement de ce nouveau système a également permis l’ouverture de 565 formations en Muter, dont 530 Masters académiques et 55 Masters professionnalisants

- Le nombre des établissements universitaires qui était de 53 en 2000 est passé à 56 en 2004 et a atteint aujourd’hui 62 établissements universitaires (universités centres universitaires et écoles nationales supérieures) avec la création, cette année, des centres universitaires de Relizane, Tissemsilt, Mila et Ain Temouchent.

- L’effectif total des enseignants qui était de 17 780 en 2000 est passé à 25 229 en 2004 et a atteint 31703 en 2008, soit un (01) enseignant pour trente (30) étudiants. Avec le recrutement de 5688 nouveaux enseignants pour cette rentrée, le ratio d’encadrement sera de 01 enseignant pour 29 étudiants, et cela malgré l’augmentation du nombre d’étudiants.

- Pour les enseignants de rang magistral (professeurs et maîtres de conférences), leur nombre, qui était de 2708 en 2000, est passé à 4124 en 2004 et a atteint 6120 en 2008, soit une progression de plus de 100% en huit ans. Cela est le fruit d’un encouragement important de l’Etat qui octroie annuellement, dans le cadre d’un programme quinquennal de formation à l’étranger, 520 bourses de formation au profit des enseignants et chercheurs en phase de finalisation de leur thèse de doctorat.

- La capacité d’accueil pédagogique de l’université Algérienne est passée de 420 000 places en 2000 à 820 000 places en 2004 puis à 1104 000 places pédagogiques en 2008, soit plus qu’un doublement en huit années,

- S’agissant des capacités d’hébergement, le nombre des résidences universitaires est passé de 113 en 2000 à 165 en 2004, pour atteindre 254 cette année. Quant aux lits d’hébergement offerts aux étudiants, ils sont passés de 218 000 en 2000 puis à 234 000 en 2004 pour atteindre 456 000 en 2008.

- L’effectif total des étudiants est passé de 468 000 en 2000 à 722 000 en 2004 pour atteindre 1 160 000 en 2008.

- Le nombre de diplômés de l’université a été, quant à lui, de 65 000 en 2000, passant à 107 000 en 2004, pour atteindre 141 000 en 2008.

EDUCATION NATIONALE

- La réforme du système national d’enseignement initiée par le Président de la République et sa mise en oeuvre dans le secteur de l’éducation nationale ont déjà enregistré des progrès sensibles.

- L’opération de révision des programmes d’enseignement a jusqu’ici touché 185 programmes, dont 134 viennent en outre de faire l’objet d’un allégement. Ces programmes allégés couvrent les (03) trois cycles d’enseignement et ont connu des réductions de volume,

- La formation des enseignants a enregistré des progrès importants. Depuis septembre 2003, il y a eu mise en place du nouveau modèle de formation des enseignants,

- La reforme de l’Education Nationale se reflète également dans des indicateurs probants :

- Le taux de scolarisation des enfants âgés de 6 ans a atteint 97,51% en 2007, soit le seuil des pays avancés, alors qu’il n’était que de 43% en 1966,

- Le taux de réussite au baccalauréat qui était de 34,4% en 2001, puis de 51,1% en 2006, a atteint 55,4% cette année. Ce taux est proche des résultats de certains pays avancés lorsque l’on tient compte du fait que le baccalauréat algérien est délivré sans rachat sur les notes et sans session de rattrapage.

- Durant la période 1962-1999, soit 38 années, le nombre cumulé de bacheliers était de 1 238 001, alors que durant la période 2000 à 2008, soit 9 années, ce nombre a atteint 1 479 657.

- Les progrès enregistrés dans l’éducation nationale ont conduit au lancement du cycle préscolaire qui accueillera cette année à titre d’opération pilote près de 450 000 enfants âgés de 5 ans.

EAU
            En une décennie, l’Etat a mobilisé près de 2 000 Milliards de DA

            pour augmenter la disponibilité en eau.

- 15 nouveaux barrages ont été mis en exploitation durant les 05 dernières années : avec les 13 barrages en fin de réalisation, le nombre total des barrages sera porté à 72 à la fin 2009.
- Les réceptions attendues porteront les capacités de mobilisation de l’eau des barrages à 7.8 milliards de mètres cubes/an à la fin de l’année 2009 contre 2.2 milliards en 2000.
- Aux grands transferts à partir des barrages, s’ajoute le transfert en cours de réalisation sur 740 Km pour alimenter Tamanrasset à partir de In Salah.
- Programme de dessalement d’eau de mer recouvrira à la fin 2009, un total de 13 stations avec une production de près de 2.26 millions de mètres cubes/jour soit 825 millions m3/en.
- Réseau national d’alimentation en eau potable totalise 60 000 Km.
- Le taux de raccordement des foyers à l’eau potable a atteint 93% en 2008 alors qu’il était de 78% en 1999.
- La dotation moyenne par habitant en eau potable atteint actuellement

165 litres alors qu’elle n’était que de 123 litres en 1999.

- La fréquence de la distribution de l’eau au niveau des 1541 chefs lieux de commune a enregistré une nette évolution. 70% des foyers reçoivent l’eau quotidiennement contre 45% en 1999.
- Le réseau national d’assainissement des eaux usées totalise 38 000 Km contre 21 000 en 1999. Le taux national de raccordement au réseau d’assainissement est de 870% contre 72% en 1999.
- 160 retenues collinaires sont en cours d’étude. L’année 2007 a vu l’achèvement de 28 grands périmètres de mobilisation des ressources hydrauliques pour l’agriculture.

INFRASTRUCTURES (ROUTES, PORTS, AEROPORTS)

- En matière de développement des infrastructures routières et autoroutières, le programme proposé à l’horizon 2025 est d’un linéaire de l’ordre de 13.428Km.

- Le schéma directeur 2005-2025 a identifié entre autres:

- la réalisation de l’autoroute Est-ouest d’un linéaire de 1216Km, avec 23 liaisons autoroutières totalisant 2763 Km et desservant 34 wilayas;
- la réalisation des 2ème, 3ème et 4ème rocades autoroutières d’un linéaire global de 200 Km;
- la réalisation de la rocade des hauts plateaux d’un linéaire de 1300Km;
- le parachèvement de la transsaharienne;
- la préservation d’un patrimoine constitué de plus de 110 000Km de routes et plus de 5000 ouvrages d’art

- Le patrimoine aéroportuaire est composé de 55 aérodromes

- En matière de livraison du programme quinquennal 2005-2009, le bilan global fait ressortir la réception de 51.252Km de travaux de route et 1050 ouvrages d’art en construction et en entretien. La totalité des projets inscrits, soit 1439, a été engagée.

- S’agissant de l’amélioration de l’état général du réseau routier, 92% du linéaire sont revêtus contre 56% en 1999.

- En matière d’infrastructures maritimes, le bilan fait ressortir notamment:
- la réalisation de 10 ports et abris pêche;
- le confortement et la mise à niveau de 27 ouvrages au niveau des différents ports

- Les efforts engagés dans le secteur des Travaux Publics représentent à eux seuls près de 20% du financement mobilisé pour l’ensemble des équipements au titre du programme quinquennal en cours.

SOLIDARITE NATIONALE

Des efforts importants sont consentis par l’Etat pour venir en aide aux
         catégories les plus démunies parmi la population.

- Aide aux handicapés (2008): 7 440 000 de DA au profit de 180 000 personnes handicapées.
- Aide aux enfants privés de famille et enfants assistés (2008):18 000 000 de DA.
- Prise en charge résidentielle des personnes handicapées et fous vulnérables: 276 établissements spécialisés (2008). Les crédits de fonctionnement de ces établissements est passé de 5 385 089 089 en 2007  à 6 681 269 000 DA en 2008.
- Le filet social comprend l’allocation forfaitaire de solidarité destinée aux personnes inaptes au travail soit 626 371 bénéficiaires en 2007 pour une enveloppe de 12, 917milliards de DA
- l’indemnité pour activité d’intérêt général a concerné 252 980 bénéficiaires pour une enveloppe de 11,512 milliards de DA (2007).

- L’aide de I’Etat à la création d’emplois dans le cadre du programme de contrat de pré-emploi (2008) est montée à 15 506,90 millions de DA. 129 577 emplois créés en 2007 tandis que le programme des emplois saisonniers d’intérêt local a mobilisé une enveloppe de  5 213 223 000 DA pour 2008.
- Le programme des travaux publics  à haute intensité s’est vu allouer une enveloppe financière de plus de  5,328 milliards de DA pour la période 2006-2009.


Source : http://www.bouteflika2009.com/fr/content/view/327/86/

Publié dans Communiqués

Commenter cet article