Réconciliation nationale : ne pas perdre de vue la finalité

Publié le par Alliance ANR - UDR


La politique de réconciliation nationale fait école. Elle a été saluée par la quasi-totalité des partenaires internationaux de l’Algérie et adoptée par l’écrasante majorité des algériens. De tous les chantiers inaugurés par Abdelaziz Bouteflika, elle est, aussi, la plus médiatisée ici et à l’étranger et la plus sujette à interprétation.

Si, pour l’écrasante majorité de la population, elle est accueillie à bras ouverts pour ce qu’elle apporte à la paix civile, elle est mal discernée  par quelques courants de pensée minoritaires, qui font l’amalgame entre moyen et finalité. Pour mettre en perspective cette démarche, un bref retour aux origines de la tragédie nationale s’impose.
L’éruption du terrorisme, il y a près de 20 ans, a surpris toute la nation habituée, il faut le dire, à une paix civile qui a prévalu jusqu’à la seconde moitié des années 80.




Nul n’était véritablement préparé à faire face à ce fleau, dans un climat délétère qui a combiné crise économique aigüe et une ouverture politique débridée. La genèse de ce drame complexe, reste à étudier dans la sérénité et avec compétence.

Mais il faut admettre que la lutte anti-terroriste n’a pas produit tous les effets escomptés durant les premières années de son apparition. Bien que les forces de sécurité, l’Armée Nationale Populaire à leur tête, aient préservé l’essentiel.

Peut être n’a-t-on pas réalisé la mesure exacte du mal, sous-estimé les complicités extérieures ou réduit la lutte à l’aspect sécuritaire. N’oublions pas que 27.000 hommes en armes peuplaient les maquis terroristes, selon les chiffres rendus publics, soutenus pas des milliers de réseaux préparés de longue date dans les villes et les campagnes.

Le mal était installé, et il fallait parer au plus pressé, par tous les moyens. Sauvegarder le pays et le caractère républicain de l’Etat. Qui plus est, au plus fort de la crise, dans un isolement internationale qui ne disait pas son nom, et les caisses de l’Etat vides au sens propre du mot; le gouvernement, pris à la gorge, a dû céder à l’humiliante et insupportable thérapie des institutions financières internationales.

Dans le même temps, il faut se souvenir également que les plus hautes autorités de l’Etat ont tout tenté pour préserver l’essentiel, l’unité, la paix et la sécurité du pays, tendu la main à tous ceux qui, indépendamment de leurs responsabilités et leur idéologie, pouvaient étouffer le feu de la Fitna. Qui ne se souvient de cet appel pathétique des hauts dirigeants aux responsables de l’insurrection les exhortant à cesser de mettre le pays à feu et à sang «et tout le reste sera possible».


Il faudra se souvenir aussi, que pendant que notre pays courrait à sa perte, il s’est trouvé des personnes qui ont préféré, au mieux, la défense d’intérêts étroits, au détriment de leur pays.

Pour revenir à notre candidat, Abdelaziz Bouteflika, rendons lui cette justice : il n’a, à aucun moment, avancé à visage masqué depuis 1989, lorsque les signes du grand dérapage devenaient manifestes, ni tu, quelques années après, sa profonde conviction au profit d’un accommodement d’appareils, au détriment de ses convictions profondes et de l’intérêt de l’Algérie. Même à la veille de l’élection présidentielle de 1999, il n’a pas caché son inclination pour la réconciliation et en a fait son cheval de bataille.

Plus qu’un habillage politique aux lois et accords sur la repentance, la Rahma, M. Bouteflika a initié et promu une politique plus globale prospective de la réconciliation nationale, et a rappelé, cette semaine encore, à sa première sortie électorale dans les Aurès, il n’y a «pas eu d’autres choix» que cette voie.

Passons sur les résultats tangibles de cette démarche que tout le monde peut mesurer en sortant dans la rue des grandes villes ou dans le pays profond. A condition de ne pas prêter plus d’intérêt qu’elles ne le méritent à ces thèses saugrenues qui expriment au mieux quelques légitimes appréhensions et, au pire, une tentative d’obstruction  aux desseins inavoués, il faut convenir que l’objectif ultime est ailleurs.

Il ne s’agit ni de ruse de guerre visant à désarmer un quelconque ennemi, ni de sombres arrangements. La volonté de réconcilier les algériens entre eux et avec leur pays, a été exprimée, assumée et mise en œuvre sans fard,  avec leur assentiment souverain exprimé lors de deux référendums. Et si des imperfections, somme toute secondaires, persistent ça et là, elles ne doivent pas occulter l’essentiel qui est la restauration de la confiance, le respect et la considération entre membres de la Nation, la foi en notre pays  malmené, ce pays de «longue peine». 

C’est la condition première à l’expression souveraine du peuple, si on ne veut pas instaurer la loi du plus fort, c’est la condition essentielle pour rebâtir un pays moderne, ouvert, avenant qui a accusé des retards dans un monde qui avance sans se soucier des plus faibles.    La réconciliation nationale est tout de même un impératif civilisationnel plus sérieux, plus déterminant que ces supputations dérisoires.

Si, par la force des choses, quelques uns n’en conviennent pas, ils devraient alors convaincre leurs concitoyens que la paix sera plus méritoire avec d’irréductibles fractures supplémentaires.


Source : http://www.bouteflika2009.com/fr/content/view/222/86/
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