Terrorisme : Bouteflika fixe des limites au pardon

Publié le par Alliance ANR - UDR

Pour que nul n’ignore, Bouteflika ne cesse de rappeler que la finalité de la  politique de réconciliation nationale n’est pas l’effacement d’un revers de main des responsabilités de la tragédie nationale, mais un dépassement d’une situation qui menaçait de faire imploser toute la nation. Il s’agit d’instaurer un modus vivendi qui permette aux uns et aux autres de cohabiter pacifiquement et de jouir de leurs droits constitutionnels dans le respect sacré des lois de la République.

De Tlemcen il a rendu grâce à ceux qui ont permis à l’Algérie de rester debout, et tancé vertement ceux qui veulent abuser de la magnanimité de l’Etat.

«Je salue par la même occasion les forces de l’ANP qui ont préservé l’ordre républicain de l’Algérie, tout comme les forces de sécurité qui se sont sacrifiés pour la même cause. Sans eux, nous ne serions pas réunis aujourd’hui».

Pour dissiper toute équivoque qui persiste dans l’esprit de quelques extrémistes, il a fustigé sévèrement «ceux qui ont détruit le pays et qui ne se gênent pas, aujourd’hui, de demander qu’ils soient indemnisés maintenant que la situation se normalise».

Il met également une limite à cette magnanimité de l’Etat : «vous avez détruit le pays et vous voulez revenir (comme si de rien n’était). Moi, en tout cas, je ne peux imposer au peuple d’accepter votre retour dans la société».
 
Plus explicite, il répond à ceux réclament une plus grande réhabilitation que «seul le peuple» est habilité à le faire.

Bouteflika leur rappelle aussi que la nation les a « acceptés et accueillis avec des dattes et du lait », malgré tout le mal que vous avez causé au pays et à son image dans le monde.

On signalera à cet égard, que les mesures décrétées dans le cadre de la Concorde civile et renforcées par la Charte pour la paix et la réconciliation nationale ont ouvert largement la porte à ceux qui ont décidé de revenir à la raison et réintégrer les rangs de leur peuple, dans la dignité et dans le respect de leurs droits de citoyens à part entière.
 
Pour les années à venir, Bouteflika s’est engagé, s’il est réélu, à poursuivre «la promotion de la réconciliation nationale, de la réconciliation des Algériens avec eux-mêmes et avec leur patrie».

Dans le même temps, il a prévenu que l’Etat continuera à faire face «par tous les moyens» à la menace terroriste, tout en gardant la porte ouverte devant les égarés qui sauraient se ressaisir.

Pour rappel, la Charte pour la paix et la réconciliation nationale traite des cinq points suivants :

- Reconnaissance du peuple Algérien envers les artisans de la sauvegarde de la République Algérienne Démocratique et Populaire;

- Mesures destinées à consolider la paix;

- Mesures destinées à consolider la réconciliation nationale;

- Mesures d’appui de la politique de prise en charge du dramatique dossier des disparus;

- Mesures destinées à renforcer la cohésion sociale.

A cet effet, différents dispositifs ont été mis en oeuvre, notamment :

- les mesures d’appui de la politique de prise en charge du cas des disparus;

- l’aide de l’Etat aux familles démunies éprouvées par l’implication d’un de leurs proches dans le terrorisme;

- les mesures de réintégration ou d’indemnisation des personnes ayant fait l’objet de mesures administratives de licenciement pour des faits liés à la tragédie nationale.

Source : http://www.bouteflika2009.com/fr/content/view/211/77/

 

Publié dans Agenda de Campagne

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