Santé publique : Un droit pour tous, mais encore...

Publié le par Alliance ANR - UDR

Signe de l’intérêt majeur qu’il accorde à la santé public, le programme du candidat Abdelaziz Bouteflika prévoit un budget annuel moyen de près de 1,5 milliard de dollar soit environ 100 milliards de DA et, à long terme, 20 milliards de dollars seront nécessaires pour les 15 prochaines années.
 

Mais il ne s’agit pas seulement d’injecter des budgets faramineux, encore faut-il ne pas perdre de vue la finalité qui demeure l’intérêt du patient et la mise en œuvre, à cette fin, d’une politique nationale de santé publique mieux gérée et mieux planifiée.

Certes, il y a lieu d’augmenter l’effectif du corps médical de 50% dans les cinq prochaines années et accroitre la formation à tous les niveaux. Il s’agit aussi de renforcer considérablement les capacités hospitalières, les institutions spécialisées et les infrastructures de la médecine de proximité afin d’assurer leur disponibilité dans toutes les régions du pays.

Quant au secteur privé,  le programme vise également à encourager sa régulation, alors que la contractualisation des soins dans les hôpitaux publics améliorera la qualité de leurs prestations et de leur gestion, au bénéfice des patients.

La prise en charge sanitaire des malades chroniques, des démunis et des citoyens à faibles revenus, y compris les retraités,  gagnera encore en efficacité, grâce à la progression des dispositifs de contractualisation que développe le système national de sécurité sociale.

L’industrie locale du médicament, notamment celle du médicament générique, sera encouragé à travers des incitations appropriées, ainsi que la protection des capacités locales de production.

Plusieurs dispositions ont permis une meilleure prise en charge des citoyens notamment en matière de santé :

La poursuite (un programme de plus 20 milliards de dollars est prévu pour les 15 prochaines années) du développement du secteur de la santé en infrastructures et en ressources humaines permettra de maintenir la progression de la couverture médicale de la population. Ainsi, cette politique s’est traduite par :

 • la réception de 14 hôpitaux depuis 2004 (travaux en cours pour 37 autres), 52 polycliniques (58 autres en cours de finalisation) et 51 centres de santé (12 autres en chantier).
 • l’augmentation du nombre de médecins généralistes qui est passé de 21.000 en 1999 à 35.000 en 2007 et celui des médecins spécialistes de 4000 en 1999 à 13.000 en 2007.
 • l’amélioration de la couverture médicale qui a vu le nombre de médecins généralistes par habitant passer de 1 pour 1.177 en 2000 à 786 en 2008. Le nombre de médecins spécialistes par habitant est passé, quant à lui, de 1 pour 3.464 en 2000 à 1980 en 2008.

Trois indicateurs du développement humain illustrent cette tendance : 

 • l’indice d’espérance de vie est passé de 0,807 en 2002 à 0,845 en 2006, soit un niveau comparable à celui de pays à développement humain élevé
 • l’espérance de vie est passée de 72,5 ans en 2000 à 75,7 ans en 2007, soit un gain de trois années qui reflète une amélioration dans les conditions de vie et dans l’accès aux soins
 • l’indice de pauvreté humaine (IPH) enregistre un recul, passant de 24,67 en 1998 à 18,95 en 2006 grâce à la réduction des déficits en matière de santé, d’éducation ou de protection sociale

En matière de couverture en médicaments, il y a lieu de citer :

 • la mise en place du dispositif du « tiers payant » qui permet aux citoyens défavorisés et les malades chroniques l’accès gratuit aux médicaments. Il sera élargi avec l’appui d’un fichier national des bénéficiaires
 • l’encouragement de la production locale des médicaments par l’instauration de l’obligation d’investir localement pour les distributeurs étrangers et par l’interdiction d’importation des médicaments dont la production locale couvre les besoins de la population
 • l’encouragement du recours au médicament générique.

Sécurité sociale : le système national de sécurité sociale, qui est un accompagnement essentiel de la politique nationale de santé publique, sera préservé et renforcé par :

 • la préservation du système national de retraite. Une décision présidentielle prise en 2006 pour la création d’un Fonds national de réserves des retraites auquel sont consacrés, annuellement, 2% de la fiscalité pétrolière au titre de la solidarité entre les générations. Il doit être opérationnel avant 2010.
 • le relèvement des pensions et des allocations les plus faibles, au titre de la solidarité nationale. Ces mesures ont déjà bénéficié au total à plus de 1,5 millions pensionnés et d’allocataires.

 

Source : http://www.bouteflika2009.com/fr/content/view/209/86/

Publié dans Agenda de Campagne

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