Le président Bouteflika : la révolution authentique demeure fidèle à ses principes fondamentaux et aux engagements initiaux

Publié le par Alliance ANR - UDR



[Aps 20/8/08]  BOUIRA- Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé mercredi que la révolution "authentique" est celle qui demeure fidèle à ses principes fondamentaux et aux engagements pris à son déclenchement, précisant qu'une telle révolution doit être en mesure de se projeter dans l'avenir.
"La révolution authentique" est cette révolution qui demeure fidèle à ses principes fondamentaux et aux engagements pris à son déclenchement mais qui est à la fois en mesure de se projeter dans l'avenir, a affirmé le président de la République dans un message à l'occasion de la célébration de la journée du Moudjahid lu en son nom par le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed-Cherif Abbas.

Pour le président de la République, la révolution authentique est en effet celle qui a le génie de saisir les différentes opportunités pour les tourner à son avantage.

Le chef de l'Etat a également mis en exergue la portée du double anniversaire du 20 août 1955 qui a marqué le soulèvement du Nord-Constantinois et du 20 août 1956 qui consacre un "tournant décisif" de la Révolution à travers le congrès historique de la Soummam.

Les deux évènements, a-t-il souligné, ont constitué cette force de motivation et d'impulsion de la lutte armée vers les nobles objectifs définis par la déclaration du 1er novembre avec, en premier lieu, la libération du pays et le rétablissement du peuple algérien dans sa souveraineté pleine et entière et dans ses droits à une vie digne.

Il s'agissait également de faire jaillir la lumière de la liberté sur tous les peuples du Maghreb, a encore ajouté le président Bouteflika qui a rappelé, à cet égard, que les opérations d'envergure du 20 août 1955 ont marqué un véritable tournant en matière de confrontation militaire et de mobilisation politique et idéologique des masses.

Le chef de l'Etat a ajouté, dans ce contexte, que ces opérations ont permis de briser le mur d'isolation et les réseaux de désinformation médiatique et diplomatique dressés par l'administration française en vouant à l'échec une des tentatives coloniales de gagner du temps et de claustrer le peuple algérien à l'effet de l'anéantir.

Le 20 août 1955 a favorisé le climat opportun pour l'émergence de la diplomatie algérienne qui a réussi sa première sortie à la faveur de la conférence de Bandung où elle a inscrit, pour la première fois et avec beaucoup de courage, la question algérienne dans un forum international, a indiqué le président de la République. A ce propos, le président de la République a rappelé qu'un groupe de pays ayant pris part au congrès avait alors décidé de porter la cause devant les Nations Unies (...)".

"La révolution s'était ainsi mue en un mouvement légitime reconnu par le monde dans sa majorité à l'exception d'un nombre infime de pays qui s'étaient obstinés à soutenir le colonisateur", a ajouté le chef de l'Etat.

Le congrès de la Soummam avait également constitué "une étape cruciale qui s'avéra nécessaire et déterminante en vue d'une mobilisation générale de l'ensemble des ressources nationales autour de la priorité de l'émancipation et de la sensibilisation de la conscience nationale (...) qui constitue l'essence du combat armé" a souligné le président Bouteflika.

Ce congrès historique, a poursuivi le chef de l'Etat, a été sanctionné par "des décisions politiques et organisationnelles, l'édification d'institutions et de structures et à leur tête le Conseil national de la révolution algérienne comme autorité suprême, l'instauration d'un Comité de coordination et d'exécution et la subdivision du territoire national en wilayas, régions, zones et secteurs".

Ces décisions ont permis, rappelle le président de la République, "d'organiser les unités de l'armée en bataillons, escadrons, compagnies et groupes et de réglementer la gestion des affaires militaires, politiques et sociales".

En dépit "des renforts et des équipements militaires supplémentaires mobilisés par les responsables français de l'époque pour faire front à quelques milliers de moudjahidine armés de seulement 600 fusils, notamment des fusils de chasse, la résistance, la volonté et la foi en la victoire ou le martyr suffiront pour réaliser des triomphes retentissants", a encore précisé le président Bouteflika.

Face à cette situation, a ajouté le président de la République, "les commandants et dirigeants des forces françaises ont fait appel aux différents corps militaires et focalisé leur campagne sur la région des Aurès qui subissait, en date du 15 novembre 1954, le premier bombardement aérien et s'en suivirent les opérations génocides baptisées Violette et Véronique ayant ciblé les mêmes régions à partir du 23 janvier 1955, puis la loi d'urgence imposée dans un premier temps à la région des Aurès, à partir du 3 avril 1955, avant d'être généralisée à l'ensemble du territoire national" à compter du 28 avril de la même année.

"En dépit de ces épreuves (...) la révolution se devait d'affirmer son existence, de proclamer son universalité et de briser le siège qui lui était imposé", a rappelé le chef de l'Etat.

La glorieuse révolution "est, ainsi, parvenue grâce à ces vaillants combattants à trouver les issues appropriées et à se frayer des chemins pour la généralisation du combat à l'ensemble du territoire national", a précisé le président Bouteflika.

Si la révolution algérienne "a réussi le 20 août 1955 et 1956 et lors des autres précédentes et subséquentes étapes historiques, voire à chaque instant

des sept années, à renverser le rapport de force et à sortir de chaque épreuve pénible encore plus forte, plus convaincue de l'inéluctabilité de la victoire,

c'est grâce à ses hommes, à sa démarche, à sa justesse et à sa crédibilité, mais aussi à sa communion avec le peuple et avec l'essence civilisationnelle de ce peuple", fait observer le chef de l'Etat.

Le président de la République s'est dit "convaincu" que cette révolution "constitue un legs et une richesse dont l'importance ne saurait être confinée à la célébration d'une date glorieuse".

"La pérennité et la continuité immanentes de la quintessence" de la révolution, a estimé le chef de l'Etat, sont à même de "nous permettre, indubitablement, de s'armer matériellement et moralement en vue d'appréhender notre présent sur le plan personnel et de concevoir nos liens avec les autres".

 

[Aps   20/8/08]

Publié dans Presse Algérienne

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