LANCEMENT DE L’Union Pour La Méditerranée

Publié le par Alliance ANR - UDR


43 chefs d’Etat à Paris

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, est, depuis hier, à Paris. Il signera avec ses homologues de l’Union européenne et du Bassin méditerranéen en présence du président de la Commission de l'Union européenne, l’acte de naissance officielle de cette Union qui se déclinera «Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée».

M. José Manuel Barroso et du secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, sous la grande verrière du Grand Palais, l’acte de naissance officielle de cette Union qui se déclinera «Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée». Des pays invités, seule la Libye a décliné l’offre. Hostile au projet, elle n’enverra même pas un observateur. Selon l'Elysée, l'UPM, qui a pour ambition, dans l’immédiat, l’amélioration de la coopération entre les pays de la rive Nord et ceux du Sud dans le commerce, la sécurité et l'immigration, est destinée à devenir «le grand laboratoire de co-développement» entre les deux rives de la Méditerranée. M. Bernard Kouchner, le patron de la diplomatie française, estime que cette UPM donnera la priorité aux projets concrets comme la dépollution en profondeur de la Méditerranée, cette mer semi-fermée où transitent 28% du transport mondial, le développement de l'énergie solaire, la sécurité civile, l’éducation.

L’UPM trouvera-t-elle les financements pour le plan d'action pour la Méditerranée identifié par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) ? Selon l’organisme onusien, il y a 131 «points chauds» pour la pollution dans la «mare nostrum». «Elle sera lancée au départ autour de trois principes : un sommet tous les deux ans, une création d’un secrétariat et une présidence paritaire entre le Nord et le Sud», affirme M. Kouchner en prenant le soin de répondre à ceux qui lancent «réussir le sommet est une chose, réussir l’Union est une autre», que «l'histoire demandera du temps. Rien ne sera fini le 13 juillet au soir». Très juste. Toutefois, tout le monde s’accorde à dire que le cheminement de ce «Barcelone»-bis dépendra en grande partie de l’évolution de la situation au Proche-Orient. Outre ce conflit qui perdure, il y a au-delà des discours une réalité : au Sud, le niveau de vie par habitant est 12 fois plus faible qu'au Nord. MM. Sarkozy et Moubarak, les deux coprésidents, ouvriront la séance plénière par deux discours publics suivis de discussions à huis clos autour de 4 thèmes : économie, eau, énergie et sécurité alimentaire ; environnement, protection civile et sécurité maritime ; éducation, recherche, culture, mobilité ; dialogue politique. Le secrétariat général, qui suivra l’avancée des projets, sera discuté en novembre. La Tunisie, le Maroc et l’Espagne se sont portés candidats. La Commission européenne souhaite garder les dossiers sous son contrôle …à Bruxelles.

La candidature de Malte jouerait-elle l’arbitre ?

Les ministres des Affaires étrangères se retrouveront ce matin pour boucler le texte de la déclaration d’une dizaine de pages du Sommet qui malgré tous les aléas a le mérite «d’essayer» de faire renouer la Méditerranée avec ce qu’elle était, le berceau des civilisations et de dialogue entre les peuples.

Djamel B.

Source : http://www.horizons-dz.com

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