LA BATAILLE DE STAOUELI EN 1830

Publié le par Alliance ANR - UDR

Une résistance populaire réelle

L'avocate et présidente de l'Instance nationale pour la décolonisation des relations algéro-françaises, Mme Fatma Zohra Benbraham, a indiqué hier à Alger que "contrairement à ce qui a été dit sur la bataille de Staouéli, il y a eu réellement une résistance populaire à l'Armée d'occupation coloniale". Invitée du forum d'El Moudjahid, Mme Benbraham a affirmé sur le sujet traitant de l'histoire de la bataille de Staouéli que "contrairement à ce qu'ont avancé les généraux français sur cette bataille, l'assimilant à une simple promenade, il y a eu réellement une résistance populaire". 

Abondant dans le même sens, l'intervenante a relevé que cette bataille qui a duré du 19 juin au 14 juillet 1830, "a été la mère des batailles annonçant une résistance féroce des Algériens à la colonisation". Dans le rappel historique esquissé par l'avocate, il ressort que l'expédition a été préméditée par le roi Charles X, qui a envoyé des diplomates à Alger, formés dans un institut spécialisé, "où ils apprenaient la langue arabe", a-t-elle soutenu. 

Elle cite, dans ce contexte, le travail de renseignement fait par l'espion Boutin, qui avait, selon elle, le grade de commandant et qui s'est fait passer pour un spécialiste de cartographie. L'avocate a souligné que le choix du débarquement à Sidi Fredj a été décidé "suite aux renseignements fournis par cet espion", ajoutant que "les décideurs de cette expédition avaient tiré les leçons de l'échec de celle de Charles Quint". Pour étayer sa thèse sur la résistance "farouche" des Algériens à Staouéli, Mme Benbraham a affirmé que "les résistants sont venus de partout, dont 20.000 de Kabylie, de Hadjout, de Cherchell et de Constantine".

Relevant "l'incompétence militaire" de l'Agha Brahim, gendre du Dey Hocine, elle a soutenu que "les cinq mille janissaires qui ont engagé les premiers combats ont été vaincus, laissant le champ aux autochtones qui étaient sous le commandement de Mostefa Boumezrag, d'origine algérienne, désigné pour cette tâche par le Dey".
Réfutant le rapport du général de Bourmont, selon lequel les pertes du corps expéditionnaire français "étaient de l'ordre de 2500 morts", elle a souligné que "le rapport des officiels du port de Toulon, d'où l'expédition a été préparée, faisait état "de 36450 hommes formant la totalité de ce corps expéditionnaire".

Le rapport du général de Bourmont, adressé au Roi, faisant état de 28975 hommes encore en vie après la bataille, a été mis en relief par l'avocate pour affirmer que "le nombre de morts dans les rangs de l'armée coloniale dépasserait les 6000 morts". Pour Mme Benbraham, la bataille de Staouéli a ouvert la champ à la résistance populaire contre la colonisation, une résistance qui va durer, a-t-elle dit, jusqu'à 1916.

 


Rassemblement au ministère des Affaires étrangères

Un rassemblement a été organisé hier au siège du ministère des Affaires étrangères à la veille de la célébration du 45e anniversaire de la fête de l'Indépendance. La cérémonie a été marquée par la levée de l'emblème national, le dépôt d'une gerbe de fleurs et la lecture de la Fatiha du Coran à la mémoire des Chouhadas. Etaient notamment présents au rassemblement le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra, le secrétaire général de l'Organisation nationale des moujahidine (ONM), M. Said Abadou ainsi que les fonctionnaires, cadres et moudjahidine du ministère.

Source : http://www.horizons-dz.com

Publié dans Presse Algérienne

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