Suite au verdict du conseil constitutionnel

Publié le par Alliance ANR - UDR


L’ANR dépose

des recours dans

11 wilayas


“Avec une dizaine de présidents d’APC, vous pouvez rafler la représentation de la wilaya de Batna” ; c’est là le constat que fait Brahim Manser, candidat tête de liste de l’ANR lors des législatives du 17 mai. Il s’est déplacé, hier à Alger, pour introduire un recours individuel auprès du Conseil constitutionnel. 


Le parti introduira de son côté des recours dans 11 wilayas, dont Batna où même le président de la commission de wilaya de surveillance des législatives a relevé, dans son rapport sur le déroulement du scrutin, des dépassements, des irrégularités. Plusieurs copies de recours et de rapports établis dans les circonscriptions font état des mêmes méthodes de fraude. Le FLN et le RND sont accusés surtout d’avoir bourré les urnes. Paradoxalement, même des candidats du FLN ont relevé ces anomalies au début du scrutin. Au bout du compte, ils sont élus. C’est le cas dans la commune de Larbaâ, une localité désertée depuis des années pour des raisons sécuritaires, on a voté à 98% des 1 180 inscrits. Qui a voté ? se demande M. Manser qui est également chargé par les autres partis, treize en tout, de déposer une requête auprès du Conseil constitutionnel réclamant l’annulation du vote et l’ouverture d’une enquête judiciaire pour identifier les auteurs des irrégularités qui se sont généralisées pratiquement dans toute la wilaya. Une autre anomalie surréaliste ! Dans un bureau de vote dans la commune de Barika, sur 223 inscrits ont voté 560.
Le nombre de votants est supérieur à celui des inscrits. Des observateurs représentants de partis empêchés d’accéder aux bureaux de vote, des listes de candidatures disparues, des PV déchirés, des taux gonflés de manière éhontée, sont autant de techniques de fraude relevées et signalées dans les rapports. “Il y a eu la technique 97, la technique 2002 et maintenant nous assistons à la technique 2007”, dit notre interlocuteur qui s’interroge comment un parti réussit à n’avoir que 5 000 voix sur 130 000, et rafler jusqu’à 90% là où il n’y a que 6 000 votants. Ce qui nous renvoie au premier constat du candidat de l’ANR. En effet, les résultats des petites localités sont sujets à suspicion et doute quant à la régularité du scrutin, cela d’autant qu’une bonne partie des maires étaient eux-mêmes candidats dans leur localité.
Nous avons eu droit également à d’autres preuves flagrantes. Des PV signés à blanc.
En effet, des militants de l’ANR ont pu récupérer des PV dûment signés avec des numéros de bureau, mais vierges.
D’autres portent le nombre de voix attribuées à chaque parti, signés, mais aucune mention sur la localité ou le bureau où a eu lieu le vote. Autant de preuves que le parti a réussi à se procurer pour appuyer son recours. C’est aujourd’hui d’ailleurs que le parti déposera son recours chez  M. Bessaïeh comme le stipule la loi, dans les 48 heures qui suivent la proclamation des résultats officiels.
 

Par : Djilali B
Source : 
http://www.liberte-algerie.com

Publié dans Presse Algérienne

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