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Mardi 1 septembre 2009
- Publié dans : spécial Ramadan - Par Alliance ANR - UDR
Islam


"C'est le début du mois de Ramadân pour les musulmans. Ils doivent s'abstenir de boire et de manger du lever jusqu'au coucher du soleil."

Cette phrase, qui d'entre nous ne l'a jamais entendu, à la télévision, à la radio... ou lu dans les journaux. "Mais cela doit être dur, comment vous faites? Je ne pourrais pas...". Cette remarque fait également partie des grands classiques que les musulmans entendent régulièrement, à l'approche, pendant ou après le mois sacré du Ramadân.



Force est de constater que l'opinion publique, en très grande majorité, focalise toujours (il faut dire qu'on ne lui offre pas beaucoup d'alternative) sur le "Comment?" du Ramadân et non sur le "Pourquoi?". Malheureusement, c'est aussi trop souvent le cas pour de nombreux frères et sœurs, en France notamment. Dès leur plus jeune âge, le Ramadân s'est résumé à se lever à 4 heure du matin pour manger, se priver de boisson et de nourriture pendant la journée et manger le soir après le couché du soleil. Il n'est pas étonnant qu'ils ne savent pas pourquoi ils jeûnent ; certains ont d'ailleurs abandonné cet important pilier de l'Islam. Et pourtant, le Coran et la tradition du prophète Mouhammad(1) rassemblent d'importants éléments sur le Ramadân, son importance, sa signification, les conditions pour qu'il se déroule bien, etc.

Sourate 2, Versert 183-1
"Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam)..."



L'objectif de tout Musulman est de plaire à Dieu pour gagner le Paradis. Plaire à Dieu, c'est l'aimer, le craindre et lui obéir. Le verset ci-dessus, extrait du Coran, indique clairement que le jeûne est une obligation pour tout musulman en âge et en capacité de le faire. Mais le jeûne n'est pas une obligation apparue à l'époque du prophète Mouhammad(1). Il existait déjà depuis des millénaires. Les précédents prophètes jeûnaient également.

Toute personne remplissant les conditions et sachant qu'elle doit jeûner doit donc respecter les règles du jeûne.

Sourate 2, Versert 182
"...Donc, quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne!"



La première raison pour laquelle un musulman jeûne est pour obéir à Dieu. Ce mois de Ramadân peut être perçu comme une bénédiction de Dieu. Dieu nous commande de le suivre et nous indique que nous avons en nos prophètes (Que la paix soit sur eux) de beaux exemples.

Sourate 43, Versert 59
"Il (Jésus) n'était qu'un serviteur que Nous avions comblé de bienfaits et que Nous avions désigné en exemple aux Enfants d'Israël."

Sourate 60, Versert 4
"Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Abraham et en ceux qui étaient avec lui,"



Comme indiqué précédemment, le jeûne n'est pas quelque chose de nouveau. Personne ne sait depuis quel descendant d'Adam (Que la paix soit sur lui), le premier homme musulman, la prescription du jeûne a commencé. Mais nous savons que c'était une pratique commune à tous les prophètes. Moussa (Moïse) et 'Aïsa (Jésus), que la paix soit sur eux, avaient pour habitude de jeûner 40 jours. Daoud (Que la paix soit sur lui) jeûnait un jour sur deux, d'après le prophète Mouhammad(1). Lui, avant la révélation, avait pour habitude de jeûner 3 jours par mois.

Sourate 2, Versert 183-2
"Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam) comme nous l'avons prescrit à ceux d'avant vous..."



Cest pour cela que la deuxième raison pour laquelle un musulman jeûne est son désire de suivre la tradition des prophètes de l'Islam, modèles de piété pour tout être humain vivant sur terre. Cette piété, souvent référencé dans le Coran, nous essayons tous de l'atteindre et le jeûne effectué pendant le mois de Ramadân nous y aide.

Sourate 2, Versert 177
"La piété ne consiste point en ce que vous tourniez vos visages vers le Levant ou le Couchant. Vertueux sont ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, qui donnent pour l'amour de Dieu des secours à leurs proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide, et pour délier les jougs, qui observent la prière, qui font l'aumône. Et ceux qui remplissent les engagements qu'ils contractent, se montrent patients dans l'adversité, dans les temps durs et dans les temps de violences. Ceux-là sont justes et craignent le Seigneur."



La piété est un tout, un ensemble. Tout être humain est susceptible de commettre des péchés et de transgresser la loi divine. Cela peut être dû à notre ignorance, à Shaïtan (Satan). Les musulmans doivent ainsi faire particulièrement attention à l'hypocrisie, au mensonge, à la tricherie et au vol, à l'usurpation... particulièrement pendant ce mois sacré. Mais étant des êtres humains, nous avons besoin d'être guidé et rappelé sur le droit chemin. Dans un certain sens, on pourrait considérer le mois de Ramadân comme une période d'entraînement permettant au croyant d'apprendre à se rapprocher de Dieu en multipliant les actes de piétés (charité, prière, invocations...) et à mettre fin aux vices qui le rongent et le tourmentent. Pendant ce mois, le croyant :

Effectue ses cinq prières obligatoires et s'efforce de les faire à l'heure, communiquant directement avec le Seigneur et se rapprochant ainsi de lui,
Fait la Zakat-al-Fitr (Aumône de fin de Ramadân), lui rappelant qu'il doit s'acquitter de sa Zakat annuelle,
Effectue la Salat al-Tarawih, après celle de Al-'Isha, rappelant au musulman qu'il peut aussi effectuer, au courant de l'année, des prières supplémentaires, augmentant ainsi sa foi et son rapprochement vers Dieu,
Arrêter les vices, tels que le tabac, l'alcool... qui sont déjà interdit et penser à sa santé et à celle des autres,
Réprimer ses passions qui détournent du chemin de Dieu et trouver une juste mesure, un juste milieu à toute chose,
Le fait de jeûner est un moyen de penser à ceux qui ne souffrent de malnutrition, dans la mesure ou le croyant ressent dans sa chair ce que peut ressentir une personne qui a faim. Il a conscience de la valeur des biens que Dieu lui offre tel que la nourriture et évite ainsi le gaspillage.
etc...
Ainsi, le musulman sera-t-il en mesure d'accroître sa piété, troisième objectif du jeûne pendant ce mois sacré, comme le dit ce verset :
Sourate 2, Versert 183
"Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam) comme nous l'avons prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété,"



Le mois de Ramadân, c'est un moment historique. En effet, c'est pendant ce mois que le Coran a été révélé au cours d'une nuit, appelée Nuit du Destin (Laylat-ul Qadr), au prophète Mouhammad(1), comme l'indique ce verset :

Sourate 2, Versert 185-1
"(Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement."



Cette nuit est d'autant plus particulière puisqu'elle vaut plus que mille mois (voir verset ci-dessous) soit environ 83 ans!

Sourate 97
"1. Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr.
2. Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr?
3. La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois.
4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l'Esprit, par la permission de leur Seigneur pour tout ordre.
5. Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube."



Dieu invite tous les musulmans à rechercher cette nuit et à lire le Coran, faire des invocations, demander pardon, etc. Dieu et son messager sont les seuls à savoir quand est cette nuit. La seule indication laissée par le prophète Mouhammad(1) est qu'elle a lieu un jour impair et dans les 10 derniers jour du mois de Ramadân (i.e. 21, 23, 25, 27 ou 29). Cette imprécision est volontaire car le musulman ne doit pas se contenter de prier durant cette nuit mais doit être présent durant tout ce mois qui lui servira de "modèle" pour le reste de l'année. Bénéficier de la bénédiction de la nuit du Destin, tel est la quatrième raison pour laquelle le musulman jeûne.

L'Islam est un Dîn égalitaire. Tous les êtres vivant sur cette terre sont égaux devant Dieu ; le seul critère que Dieu applique pour les différencier est celui de la piété et cela est d'autant plus vrai pendant le mois de Ramadân ou, quelle que soit sa catégorie sociale et sa richesse, le jeûne est obligatoire pour le croyant. Pendant le mois de Ramadân, le croyant cherche à être pardonné pour ses péchés ; s'il n'est pas fortuné, le pèlerinage lui est difficile, ce qui n'est pas le cas pour une personne aisée. Le hadith (parole du prophète) ci-dessous confirme bien ce signe de clémence et de miséricorde de Dieu.

Sahih Al-Boukhari. Volume 3, Livre 31, Numéro 125 - Rapporté par Abou Hourayrah :


Le prophète Mouhammad a dit : "...celui qui jeûne pendant le mois de Ramadân avec une foi sincère et la volonté de gagner le pardon de Dieu, alors tous ses précédents péchés seront pardonnés."

Le Ramadân unie les musulmans, qui sont tous frères et soeurs devant Dieu, désirant sincèrement être pardonnés de leurs péchés. Mais n'oublions pas une chose, le jeûne pendant le mois de Ramadân est un pilier de l'islam ; c'est donc quelque chose de très important. Il est le seul pilier qui englobe tous les autres car :

Pour pouvoir jeûner et voir son jeûne agréé, il faut être musulman et par conséquent, avoir dit le témoignage de foi,
Un musulman sincère fait la prière régulièrement. Ainsi, ne pas prier pendant le Ramadân, mois pendant lequel on se rapproche de Dieu, reviendrait à remplir un seau troué avec une cuillère!
La Zakat est une taxe pour les musulmans qui en ont les moyens ; elle permet, à un certain niveau, de réduire les inégalités. Pendant le mois de Ramadân, le croyant doit également s'acquitter d'une taxe avant ou le jour de la fête de fin du Ramadân (Aïd al-Fitr).
Le pèlerinage permet de se purifier et de se faire pardonner de tous ses péchés ; jeûner de manière sincère pendant le mois de Ramadân a le même résultat.
Ainsi, il est d'une grande importance pour les musulmans de jeûner. Nous pouvons conclure avec une parole du prophète Mouhammad(1) :

"Si les croyants avaient véritablement conscience de la bénédiction qu'il y a dans le fait de jeûner durant le mois de Ramadân, ils souhaiteraient que ce mois dure toute l'année."

Ces informations ne sont pas exhaustives. Elles tentent juste de donner des éléments de réponses à la question "Mais pourquoi jeûne-t-on pendant le mois de Ramadân?". J'espère que ces quelques mots vous auront été utiles ; que Dieu nous aide. Ci-dessous un poème (traduit de l'anglais) dont nous ne connaissons pas l'auteur :


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"Bienvenu à toi, Oh Ramadân!
Le mois de la bénédiction,
Le mois tellement attendu par les musulmans pour jeûner,
Le mois qui accroît la foi des musulmans,
Le mois qui rassemble les bons et moins bons musulmans,
Le mois pendant lequel le Coran est récité plus souvent que tous les autres mois réunis,
Oh tendre Ramadân, te voici à nouveau avec nous, Le mois de la piété pendant lequel nous réprimons nos passions,
Oh Ramadan, soit le bienvenu!
Le seul mois qui possède la nuit du destin,
Le seul mois pendant lequel les anges descendent en troupe,
Le mois ou les riches et les pauvres voient leur péchés effacés,
Oh Ramadan, les leçons que tu nous enseignes ne seront pas oubliées,
Oh Ramadan, nous espérions tant te revoir en bonne forme,
Bienvenue,
Oh Ramadân!"
1 : : Que la Paix et le Salut soient sur lui.

http://islamfrance.free.fr/ramadan.html

Dimanche 30 août 2009
- Publié dans : Communiqués - Par Alliance ANR - UDR

Message du Président de la République à l'occasion de la célébration de la Journée Nationale du Moudjahid

Alger, 20 août 2009

 

(Synthèse)


Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé jeudi à Alger que le Congrès de la Soummam constitua "un tournant décisif" en instituant de nouveaux mécanismes pour le processus de libération.


"Nonobstant les aspects organisationnels ayant présidé à la tenue du Congrès de la Soummam, à savoir une planification sans faille, une gestion efficiente et des propositions à la hauteur des défis, le Congrès a mis en place des bases et des fondements en matière d'organisation et de procédures, et défini les relations entre les cadres à l'intérieur et à l'extérieur du pays ainsi qu'entre le politique et le militaire", a souligné le président Bouteflika dans une allocution lue en son nom par le ministre d'Etat, représentant personnel du président de la République, M. Abdelaziz Belkhadem, à l'occasion de la célébration de la Journée nationale du moudjahid (20 août 1955-1956).

"Les masses populaires n'étaient pas en reste dans les priorités du Congrès", a-t-il dit, ajoutant que même si "d'aucuns pourraient évoquer des divergences d'idées et de vues autour de ce sujet, il n'en demeure pas moins que le Congrès de la Soummam, eu égard à la portée cruciale de ses résultats, connus de tous, fait l'unanimité".

"Pour montrer à tout un chacun que la marche suivie par le peuple algérien était irréductible et émanait d'un choix mûrement réfléchi, d'une vision on ne peut plus claire et d'idées en parfaite harmonie avec le cours de l'Histoire et les aspirations des peuples opprimés, les dirigeants de la Révolution décidèrent de se réunir à nouveau après le 20 août 1955 et choisirent le 20 août 1956 pour la tenue du Congrès de la Soummam qui constitua un tournant décisif en instituant de nouveaux mécanismes pour le processus de libération", a-t-il relevé.

Le Chef de l'Etat a indiqué qu'"une réflexion profonde est venue ainsi approfondir les acquis des étapes précédentes de la lutte contre l'occupant. L'avenir de la révolution est décidé à la faveur d'une prise de conscience et d'un développement cohérent assurant l'équilibre entre évènements, actes et paroles et entre théorie et pratique", a-t-il dit.

"Il s'agit là d'un point d'une grande importance que les chercheurs ainsi que les historiens ne doivent nullement perdre de vue lorsqu'ils abordent la Révolution et la place qu'elle occupe dans l'histoire contemporaine", a-t-il ajouté.

Le Président Bouteflika a souligné que "cet évènement dont nous célébrons aujourd'hui les hauts faits et dont les acquis militaires et politiques sont source de fierté et d'orgueil à ce jour, est un double anniversaire qui consacre la complémentarité entre la base et le sommet en prélude aux étapes suivantes".

Ces étapes, a-t-il noté, ont vu "des institutions issues du Congrès de la Soummam tels le Conseil national de la Révolution, le Comité de coordination et d'exécution et le Gouvernement provisoire, prendre en main l'action armée, diplomatique, sociale, culturelle et sportive et menèrent les négociations, ô combien ardues, avec l'occupant, ayant débouché sur le recouvrement de l'indépendance et la souveraineté du pays".

"Nous célébrons aujourd'hui le 54e anniversaire du 20 août, ce jour que les moudjahidine se sont appropriés dans toute sa signification et sa symbolique et avec tout ce qu'il a impliqué comme sacrifices. Ce jour qui est véritablement la consécration de la volonté d'un peuple qui s'est insurgé contre l'injustice. C'est en ce jour que jaillit l'étincelle qui transforma l'Algérie tout entière en un volcan en éruption. Le peuple avait en effet dit son dernier mot", a-t-il rappelé.

Le Président Bouteflika a affirmé que "le 20 août 1955 ne laissa plus de place au doute ni à l'hésitation", précisant que "ce fut la rupture avec les tenants des solutions faciles ayant succombé aux manœuvres de l'occupant et cru à ses promesses de réformes, des promesses qui ne seront jamais tenues durant des décennies d'hégémonie et d'oppression".

"L'insurrection du 20 août a fait voler en éclats les illusions des occupants, politiques, militaires et colons compris, tant elle traduisait une détermination inébranlable à intensifier l'action armée jusqu'au triomphe. Elle a également tranché la position des indécis qui avaient hésité au moment charnière entre deux ères, celle déclinante de l'occupation et de la tyrannie et celle naissante de la libération", a-t-il poursuivi.

"Si le 1er Novembre 1954 a été la matrice du projet de libération, le 20 août 1955 a été la confirmation de la justesse de cette décision et de la pertinence du choix et un grand pas en avant dans un processus irréversible", a-t-il encore dit.

"Saisissant la gravité des événements survenus à cette date et leurs répercussions sur sa présence-même, l'occupant riposta avec une violence dénuée de toute humanité. En désespoir de cause, l'occupant se livra à une véritable entreprise macabre :exterminations massives, destruction et politique de la terre brûlée y trouvèrent toute leur essence. Il était pris d'une telle folie que sa machine de guerre emportait tout sur son passage sans distinction aucune n'épargnant ni femmes ni enfants", a-t-il fait remarquer.

Qualifiant cette journée de "mémorable", le Président de la République a relevé qu'elle "a fait que la haine et la rancœur de l'occupant soient plus grandes tout comme l'était son instinct de vengeance et de criminalité", ajoutant que l'occupant "s'est acharné sur des milliers d'innocents les exterminant de sang-froid avant de jeter leurs cadavres dans des charniers".

"Au moment où il pensait avoir réprimé l'élan du combat et étouffé à jamais la flamme de la révolution, l'occupant eut aussitôt à ressentir l'amertume de la désillusion grâce à la détermination du peuple de relever le défi par la force des armes jusqu'à la victoire", a-t-il rappelé.

Pour le Chef de l'Etat, "la révolution avait dépassé les frontières nationales et pris une envergure internationale avec l'inscription, pour la première fois, de la question algérienne à l'ordre du jour de l'Assemblée générale des Nations Unies".

"Au niveau régional, la révolution se voulait également un soutien à la lutte du peuple marocain frère contre le même occupant qui avait, alors, exilé le défunt Roi feu Mohamed V", a-t-il dit.

Le Chef de l'Etat a indiqué que "nos générations présentes et futures, qui jouissent désormais des bienfaits de l'indépendance et de la souveraineté et disposent, de surcroît, d'autant d'outils et de procédés modernes de compréhension, d'analyse et de recherche, ne doivent guère porter des jugements hâtifs concernant la Révolution".

"Il convient à ce propos de l'examiner en profondeur et en toute objectivité dans son contexte historique et son cadre général", a-t-il encore dit.

Pour le Président de la République, "le devoir nous dicte d'aller au delà de la description et la classification des faits de l'Histoire comme s'il s'agissait d'évènements contingents échappant à toute causalité".

"Nous avons aujourd'hui besoin plus que jamais de moraliser la vie des individus et des sociétés et ancrer les vertus de la Révolution qui a vu naître des femmes et des hommes qui incarnèrent les valeurs d'abnégation, d'altruisme mais surtout d'amour de la patrie, autant de valeurs qui leur ont permis d'accomplir le plus grand exploit de la société algérienne de tous les temps", a-t-il poursuivi.

"A l'heure où nous devons appréhender les défis du siècle avec beaucoup de volonté de sagesse et de confiance notre legs civilisationnel et notre passé héroïque constituent pour nous la référence par excellence", a-t-il indiqué, ajoutant que "cette référence est en effet seule à même de nous permettre d'aller de l'avant dans nos efforts visant à réduire l'écart numérique et rattraper le retard accusé dans les domaine scientifique et technologique".

"Il s'agit en fait de corriger notre concept de la valeur du travail, de l'innovation et de la créativité pour poursuivre notre marche sur la voie du développement dans la dignité. C'est seulement de cette façon que nous nous élèverons au rang de ceux qui tiennent aujourd'hui les rênes de notre monde", a dit le Chef de l'Etat.

Evoquant le fléau du terrorisme, le Président Bouteflika a indiqué que "le terrorisme aveugle qui tue au nom de l'islam au moyen de pratiques destructrices et de terreur n'a ni foi ni loi", affirmant qu'"il relève d'une ingratitude absolue à l'égard de la nation et d'un déni total des sacrifices consentis par autant d'hommes et de femmes".

"Il va sans dire également que ceux qui dilapident les deniers publics, trahissent la confiance, entraînent les mineurs dans les voies de la subversion ou encore trompent les jeunes par l'illusion de l'Eldorado d'outre-mer en les piégeant dans les embarcations de la mort, sont sans scrupule ni conscience", a-t-il noté.

Le Chef de l'Etat a évoqué, par ailleurs, les efforts consentis par l'Etat dans tous les domaines notamment économique.
"Je puis dire sans prétention aucune qu'en dépit de toutes les épreuves qu'elle a endurées depuis la nuit coloniale et tout ce qui en a découlé comme erreurs du fait de mentalités obsolètes, l'Algérie forte aujourd'hui de nombreux atouts pour amorcer sa relance et réaliser le progrès escompté, est, Dieu merci, sur la bonne voie", a-t-il dit.

Il a souligné que l'Algérie a pu édifier, durant ces dernières années, "à des taux avancés, une infrastructure de développement global".

"Nous pouvons ainsi noter en toute objectivité les réalisations du secteur de l'Education dans son ensemble", a-t-il relevé, affirmant que ce secteur "bénéficiera d'un intérêt croissant de l'Etat" et qu'à ce titre, "l'objectif de qualité, d'efficacité et de rentabilité demeure l'affaire de tous y compris la famille, les encadreurs et l'administration".

Le Président de la République a indiqué que le secteur de la recherche scientifique académique s'est doté de moyens financiers "importants qui, nous l'espérons, couvriront les besoins en matière de recherche sérieuse en ce sens qu'il seront mis à profit pour récompenser chercheurs et encadreurs, équiper les laboratoires de recherche et autres ateliers et valoriser les brevets d'invention".

"Cette démarche vise à établir un climat de confiance entre les scientifiques et leur environnement socio-industriel en vue d'une exploitation optimale des résultats de la recherche en faveur de l'économie nationale", a-t-il dit.

Rappelant que le secteur des transports a réceptionné un réseau de routes et des moyens de transports modernes devant relier les différentes régions du pays, le président Bouteflika a relevé que d'autres secteurs ont enregistré une "nette avancée notamment celui de l'habitat qui a bénéficié de solutions par étape pour l'éradication des bidonvilles et la création de conditions sociales a même de venir à bout des privations souvent à l'origine de la propagation de la violence et de la délinquance".

"Nous sommes déterminés à honorer notre engagement à poursuivre la marche de développement global dans toutes ses dimensions et à faire face à tous les dysfonctionnements quelles qu'en soient l'origine et la nature pour préserver les deniers publics et la crédibilité des institutions de l'Etat", a-t-il affirmé.

Le Cchef de l'Etat a exprimé sa détermination "à assurer la mise en oeuvre des projets de développement au niveau national ou dans le cadre du partenariat avec les opérateurs étrangers".

"Il est du devoir de l'Etat de protéger ses institutions et ses citoyens et d'intervenir par les canaux compétents pour préserver son économie et se prémunir contre tout soubresaut susceptible de conduire à la faillite et ce en sanctionnant les spéculateurs dans le cadre d'une justice équitable soumise à la seule autorité de la Loi et forte de magistrats intègres", a-t-il encore dit.

"Le soutien de l'Etat aux secteurs productifs comme celui de l'agriculture s'inscrit au titre des mesures d'encouragement prises pour relancer le développement notamment hors hydrocarbures et la recherche de sources alternatives d'investissement et d'exportation", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le Chef de l'Etat a indiqué que "les choix stratégiques que le peuple a adoptés à travers le scrutin universel ou par la représentation parlementaire en tant que convictions communes traduisent l'unité du peuple".

"Nous comptons bien concrétiser ces choix en maintenant notamment les mesures de réconciliation nationale comme une des bases sous-tendant l'édification de la paix et de la stabilité dans le pays", a-t-il ajouté.

"Il s'agit pour nous de réunir les conditions propices au développement en donnant une chance à ceux qui se sont égarés pour s'être trompés de repères religieux ou pour avoir été trompés par des mercenaires qui professent le crime organisé et la destruction de la société algérienne pour des raisons aussi abjectes que douteuses", a-t-il indiqué.

Le Président de la République a rappelé que "l'Etat a tendu la main à cette catégorie d'égarés en leur offrant la chance de revenir au droit chemin et de réintégrer le peuple pour bénéficier des mesures de la concorde civile et de la réconciliation nationale".

"Cette main est encore tendue compte tenu des convictions religieuses de notre peuple, de ses responsabilités historiques et ses choix stratégiques", a-t-il dit, affirmant que "l'Etat reste fermement déterminé à faire face, avec toute la rigueur qui s'impose, à ceux qui ont dévié du chemin tracé par la nation, ceux là même qui refusent la main tendue en déniant à la nation le droit de vivre dans la sécurité et la quiétude et empruntant les voies de la désobéissance et du crime".

Le Chef de l'Etat a affirmé que "ces voies les mèneront assurément à leur perte et pour preuve, les actes terroristes sanglants et isolés confirment si besoin est que le terrorisme est en déclin devant les frappes de l'armée nationale populaire, des services de sécurité mais surtout devant le rejet d'une nation tout entière, à sa tête prédicateurs, faqih et hommes de religion, de ses actes abjects".

Le Président Bouteflika a, à cette occasion, salué les efforts de "tous ceux qui font face à cette horde de renégats", soulignant que "l'Algérie, direction et peuple, place toute sa confiance en ses institutions et dans les compétences et abnégation de ses femmes et de ses hommes dans le strict respect des lois du pays et des grandes valeurs du peuple".

"Si, par le passé, l'occupant a bafoué les valeurs humaines en commettant des génocides collectifs parmi les populations et en perpétrant des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité par la spoliation de la terre et de la mémoire, la Révolution a, elle, respecté les lois régissant les situations de guerre et les clauses des conventions internationales dont celle de Genève", a-t-il ajouté.

Il a affirmé que l'Algérie est restée fidèle à ces positions immuables y compris celle de la lutte contre le terrorisme partant de sa profonde conviction quant au caractère sacré du droit à la vie, du droit à la dignité et du droit à la liberté d'opinion et d'expression et, de son respect aux engagements juridiques locaux et internationaux pris en matière de défense des droits et devoirs privés publics en toute situation et circonstance".

"Cela a conforté la confiance des Algériennes et Algériens qui ont choisi de rester loin des polémiques et débats stériles", a-t-il poursuivi.

Le Chef de l'Etat a indiqué qu'"à l'approche du mois sacré de Ramadhan, mois de clémence, de pardon et de repentir, mois de piété, de droiture et de bonne conduite conformément à la Sunna du Prophète Mohamed (QSSSL), nous nous devons de marquer une halte pour nous abreuver des qualités nobles qui nous ont distingués à travers les temps, à savoir la solidarité et l'entraide, la bonté et la générosité, la patience et la piété, la magnanimité et le pardon".

"Nous devons également mettre fin à toute spéculation et monopole par l'augmentation des prix des produits", a-t-il souligné, ajoutant que "Dieu a élu les musulmans en leur ordonnant des pratiques religieuses qui redressent le comportement et domptent les instincts tout en les préparant à affronter les épreuves et difficultés avec force et courage".

"C'est dans cette ambiance empreinte d'union, d'entraide et de solidarité que nous devons préparer aussi la rentrée sociale, les élèves reprendront le chemin des écoles et les travailleurs regagneront leur travail avec volonté et détermination", a-t-il poursuivi.

Enfin, le Président de la République a présenté au peuple algérien tous ses vœux à l'occasion de la journée du Moudjahid, du mois sacré de Ramadhan priant Dieu, Le Tout Puissant, de "nous guider nos pas vers le progrès de notre pays et le développement et la prospérité de notre nation".

Source : http://www.el-mouradia.dz/francais/president/activites/PresidentActi.htm

L' Hymne National Algérie
L'Hymne National
Allah Yrham
El Chouadas El Abrar
GLOIRE A NOS VALEUREUX CHOUHADAS EL ABRAR
 
Samedi 11 juillet 2009
- Publié dans : Festival Panaf Africain 2009 Alger - Par Alliance ANR - UDR

Elle s’est produite mercredi soir au Casif de Sidi Fredj devant une foule de fans qui ont rapidement envahi le théâtre en plein air de Sidi Fredj.  On l’a retrouvée dans sa loge, juste avant son entrée sur scène. Belle et sereine, assise sur le fauteuil, pieds nus, Césària Evora répond à nos questions. Elle interrompt un moment  l’interview pour demander à son producteur de lui apporter  le miel qu’elle a demandé et de poursuivre, rayonnante, la poitrine chargée de colliers en or…

 

Un mot sur le spectacle  de Kamel Ouali auquel  vous avez pris part et le  festival culturel panafricain dont vous êtes l’une des invités prestigieux ?

 Césaria Evora : Je suis très satisfaite de ce festival. Tout a l’air bien organisé. Beaucoup d’artistes sont là.  Des artistes  sont venus lors de la première  édition du festival panafricain en 1969. Aujourd’hui peut être qu’ils sont morts. Moi, je suis là. C’est énorme que tous ces africains se concentrent autour d’un seul événement. Quand à l’invitation de Kamel  Ouali, elle est passée via mon producteur qui m’en a parlé et j’ai accepté immédiatement.

  Pourquoi avoir accepté tout de suite ?

J’ai accepté car j’ai déjà été en Algérie. Ayant été très bien reçue, je n’avais pas de raisons de dire non. Le public algérien est formidable. J’ai beaucoup apprécié le spectacle de Kamel Ouali et surtout le thème ou le tableau sur l’esclavage car  il a su recréer la réalité. En Afrique c’est ainsi que ça s’est passé. Ce tableau m’a beaucoup touché et impressionné.

Vous avez dit un jour, je cite : « Ceux qui sont partis à l’extérieur, ils l’ont fait pour tenter de trouver les moyens de mieux vivre. Mais ils gardent toujours la nostalgie de leur île. Lorsque je les rencontre au cours de mes tournées, ils me parlent sans arrêt du Cap-Vert, me demandent des nouvelles de ce qui se passe là-bas. Je pense qu’ils sont encore beaucoup  de cap verdiens du pays, mais il en revient aussi. Certains travailleurs ayant atteint l’âge de la retraite veulent achever leurs vieux jours chez eux ». Cela me fait beaucoup penser à la situation des immigrés algériens…

Cela se passe partout pareil. Quand on n’a pas de quoi vivre dans son propre pays, on sort pour aller à la recherche d’une vie meilleure. Evidemment quand arrive la retraite, ce qu’on a envie de faire est de rentrer au pays pour profiter de sa retraite car nous sommes à l’étranger  mais  le cœur reste au pays. Il y a ce quelque chose qui nous  attire vers lui, cette Sodadqui nous arrache le cœur.

Pourriez-vous nous expliquer la signification de ce mot « Sodad » ?

Ce sentiment nous l’avons dans la chair et dans le sang. C’est un mal, ce  spleen intervient à l’occasion  de la disparition d’un  être cher. Cette Sodad existe chez nous en dépit du fait que le peuple africain  demeure un  peuple très joyeux et enthousiaste.

  Vos impression alors que vous êtes entrain de vivre un évènement continental unique dans le monde et dans les annales historiques de l’Afrique ?

Ce que je trouve bien, c’est qu’il y  ait autant d’artistes africains réunis dans un seul pays. C’est ce dont nous avons besoin, c’est de se réunir en partageant nos cultures. C’est un enrichissement.

Votre programme musical pour ce soir ?

Sodad, qui est très connu, aussi des morceaux tirés  de mon dernier album Rogamar et des morceaux d’un disque qui a fait partie de mes  enregistrements des années 1960, quand j’étais jeune et des classiques que le public demande toujours.

Du nouveau côté musique ?

Je suis en train de travailler sur mon prochain album qui sortira au mois d’Octobre.

Si vous aviez un message à transmettre aux africains en général et aux algériens

en particulier ?

Ce que je souhaite pour les africains c’est qu’ils s’unissent. Car l’union fait la force.

Michael Jackson est décédé, laissant la famille  musicale et tous ses fans en deuil…

C’est sûr que c’était un grand artiste.

Nous en sommes pauvres aujourd’hui. Mais on n’y peut rien. C’est la loi de la nature.

 

-Née dans une petite ville commerçante de São Vicente, l'une des îles du Cap-Vert, elle fait ses premiers pas auprès de ses cinq frères et de sa mère, Dona Joana, cuisinière pour de riches Blancs. Son père, Justino da Cruz Evora, musicien, disparaît prématurément quand elle avait sept ans. En 2003, elle a remporté le Grammy Award du Meilleur album world music contemporain pour l'album Voz d'amor. Elle participe cette même année à l'album "Gaia" pour la préservation de l'environnement où elle interprète le sublime "Jangadéro" composé par Alan Simon. Elle a été révélée grâce  à la fameuse chanson Sodad. Le président de la république française, Jacques Chirac, l'a distinguée, en 2007, de la médaille de la Légion d'Honneur. C’est la seconde fois qu’elle vient en Algérie. La première fois c’était en 2005.

Elle était programmée pour un seul concert.


Finalement en a fait deux pour satisfaire ses fans.

  Propos recueillis par Rym.Feriel

Source : http://www.panafalger2009.com/FR/Musique/Pages/CesariaEvoraNousavonsbesoindenousr%C3%A9unirnousafricains.aspx

 

Samedi 11 juillet 2009
- Publié dans : Festival Panaf Africain 2009 Alger - Par Alliance ANR - UDR

La citation du jour

" Le soleil brille toujours après une nuit sombre" James Ngugi (Kenya)






Jeudi 11 juin 2009
- Publié dans : Football - Par Alliance ANR - UDR

Les Supporters de l'Equipe Nationale qui ont commencé à défiler dans toutes les bourgades d'Algérie depuis plusieurs jours ont finalement eu raison au vu du résultat du match contre l'Egypte.

> Lire : Les verts terrassent les pharaons !

Dès la fin du match, une veritable liesse s'est emparée des gens aussi bien au pays qu'à l'Etranger !

AFP - Des dizaines de milliers de personnes ont envahi dimanche soir les rues des grandes villes d'Algérie, dont la capitale, après la victoire de l'équipe nationale de football contre l'Egypte comptant pour la qualification au Mondial 2010 et la coupe d'Afrique des nations. Dès le coup de sifflet final à Blida (50 km d'Alger), sur le score de 3 à 1 pour l'Algérie, les supporteurs ont rendu hommage aux Fennecs, les joueurs de l'équipe nationale, en descendant dans les rues à pied ou en voiture, klaxonnant à tout va et créant de monstrueux embouteillages. Au même moment, les bateaux du port ou au mouillage dans la rade de la capitale actionnaient leurs sirènes, ajoutant au vacarme assourdissant. Algérie, Algérie, scandaient ces supporteurs, filles et garçons, assis aux portières des voitures, ou juchés sur les capots et toits des voitures, tandis qu'éclataient pétards et feux d'artifices tirés des toits des immeubles de la capitale. D'Oran (ouest) à Annaba (est), en passant par les villes du Sud, selon des témoins joints par l'AFP, les mêmes scènes de liesse se sont renouvelées, d'autant plus intenses que cette victoire était loin d'être acquise, la rencontre étant jugée difficile par les deux équipes.


> News : Scènes de Liesse à Marseille et Montréal

> Voir : La fête à Constantine

> Voir : Défilés à Oran

 

 


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